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Il était une fois au sanctuaire

 
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Chrysos
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MessagePosté le: Mer 16 Jan - 08:29 (2008)    Sujet du message: Il était une fois au sanctuaire Répondre en citant

IL ETAIT UNE FOIS AU SANCTUAIRE…

PARTIE 1 : REMINISCENCES DOREES

1)PROLOGUE

La bataille d’ ASGARD bat son plein. SHIRYU, après un combat effréné, est enfin venu à bout du machiavélique ALBERICH DE MEGREZ. Le vieux maître, témoin et supporter à distance de son disciple, semble perdu dans ses pensées. La mention du nom d’ ALBERICH paraît avoir attisé un feu qui couvait en lui depuis des siècles. En son fort intérieur, il se remémore une certaine journée d’automne dont seuls les dieux gardent encore la trace :

Tout avait commencé au pied de la légendaire cascade de ROZAN, alors qu’un homme, étranger à cette contrée, se livrait à un singulier rituel. Il commença par concentrer son énergie dans l’index et la projeta sur l’eau jaillissante. Défiant toutes les lois de la nature, le cours de la cascade se divisa en son milieu. Les trombes d’eau, domestiquées, s’écartèrent, dévoilant un curieux trésor siégeant au bas de la cascade. En fait de trésor, ce n’était bien évidemment que l’armure du DRAGON, à qui SHIRYU ferait connaître, deux siècles et des poussières plus tard, une glorieuse mais éreintante épopée. L’étranger, satisfait, s’empara aussitôt de l’urne et sauta prestement sur un pic rocheux, quelques mètres au dessus. Il n’en fallut pas plus pour que la cascade, libérée de l’emprise de l’homme, retourne à sa position initiale.
- Il est inutile de te cacher davantage, s’écria-t-il. J’ai horreur d’être espionné !
- Espionner est un bien grand mot, fit soudain une voix étonnamment proche. Disons plutôt que j’étais curieux et que je ne voulais pas te déranger…
Un jeune homme, sorti de nulle part, atterrit à deux pas de l’étranger. Il était vêtu assez simplement, selon la mode Chinoise de cette époque. Une tunique sans manche dévoilait ses bras puissants. Son visage, sans être d’une beauté flagrante, affichait un fort caractère, rehaussé en cela par son regard, bleu acier. Sa chevelure auburn, décoiffée au possible, vagabondait au gré du vent, complétant l’aspect théâtral de la situation. Le premier individu, dont les cheveux roux, bien que plus disciplinés, lui retombait sur l’œil gauche, déclara :
- Je présume que tu es DOHKO, l’ermite dont les villageois m’ont parlé. A leurs récits, je m’attendais plus à rencontrer un démon fou furieux qu’un rôdeur esseulé !
- Tu me vois désolé de te décevoir. Mais puisque nous en sommes aux présentations, qui est celui qui vient troubler la quiétude de ce lieu ?
- Je me nomme ALBERICH, treizième du nom et le royaume d’ ASGARD est ma patrie ! En mon pays, je suis baron, mais j’ai choisi d’étancher ma soif de connaissance en parcourant le vaste monde !
- Noble devise ! Mais plutôt qu’un aventurier, tu m’as tout l’air de n’être qu’un vulgaire pillard ! L’armure que tu as arraché à la cascade est celle des SAINTS d’ ATHENA ! Je doute que tu aies l’autorisation de la déesse d’en prendre possession !
- ATHENA !? Elle ne m’impressionne pas car je n’ai qu’un seul et unique dieu, le tout-puissant ODIN ! Mais puisque tu sembles tenir à le savoir, cette babiole m’intéresse uniquement pour sa valeur marchande !
- Que veux-tu dire ?
- Comme je te l’ai dit, je recherche la connaissance, quelle soit intellectuelle aussi bien que martiale. J’entends par là que je cherche à apprendre le plus de techniques de combat possibles, afin de devenir un guerrier craint et respecté ! Depuis quelques temps, j’ai été informé d’une étrange rumeur disant qu’un groupuscule, aussi énigmatique que puissant, souhaiterait mettre la main sur les armures des SAINTS, disséminées de par le monde. On prétend, de source sûr, qu’il payerait le prix fort pour les obtenir !
- C’est donc ce qui t’a amené dans la région des cinq pics…
- Précisément, continua ALBERICH, très avenant. Je compte me servir de l’armure du DRAGON, et de celles que je localiserai par la suite, comme monnaie d’échange auprès du groupuscule en question. Si il ne me propose rien de satisfaisant, je les rendrai au sanctuaire. Il va s’en dire que je monnaierai cet aimable service ! Ah ha !!
- Ton raisonnement est passionnant, mais il comporte une faille ! Jamais, moi vivant, tu n’emporteras l’armure du DRAGON !
- Tiens dont ! Sous-entends-tu que tu prétends posséder des droits sur cette relique !?
- En aucun cas ! Je ne suis qu’un rôdeur et non un SAINT, comme tu l’as si bien fait remarquer ! Mais j’ai la sensation viscérale que je dois t’empêcher de mettre la main sur cet habit sacré ! Seul son propriétaire légitime en aura un jour le droit !
- Tu es puéril ! Mais tout compte fait, je n’ai rien contre l’idée d’un petit duel. Peut être même que je retirerai quelque chose d’appréciable de cet affrontement. En garde !!
- A ta disposition !!
DOKHO, sans préambule, bondit tel un félin sur son vis-à-vis. Avec une vitesse d’exécution surhumaine, il lui asséna une combinaison de coups dévastateurs. ALBERICH, surpris par tant d’audace, ne put que parer les différents assauts. Mais ne pouvant se synchroniser sur le tempo de son adversaire, il finit par mordre la poussière.
- Remarquable, souffla l’homme d’ ASGARD en se relevant. Les gens du village n’avaient pas mésestimé tes capacités ! Tu es très fort, mais tu viens de commettre une regrettable erreur !
- Et laquelle, je te prie ?
- Tu n’as tout simplement pas profité de l’effet de surprise pour me mettre à mort. Je ne crois pas me tromper en disant que tes coups étaient volontairement timides. Aucuns ne visaient réellement mes organes vitaux !
- Exact ! A quoi servirait-il de nous entretuer ? Laisse l’amure et vas-t-en !
- Ah ha ah !!! Il n’est pas dans mes intentions de fuir ! Surtout pas avant de t’avoir fait découvrir l’étendu de mes pouvoirs !
En parlant, ALBERICH tendit le doigt au ciel, concentrant en lui toute son aura. DOHKO, attentif, se contenta de prendre une posture de combat.
- Je vais te jouer un requiem à ma façon, reprit ALBERICH le treizième en pointant l’index sur son opposant. NATURE ERUTY !!!
Soudain les eaux de la cascade, qui poursuivaient placidement leur inexorable chute, s’agitèrent. Un imposant jet d’eau horizontale se forma et balaya le malheureux DOHKO, l’encastrant dans la paroi rocheuse. Avant de disparaître aussi promptement qu’il n’était apparu.
- C’est donc ainsi que tu as découvert l’armure, remarqua le futur vieux maître, légèrement sonné. Tu peux contrôler à volonté les esprits de la nature…
- En effet ! C’est une technique qui se transmet de génération en génération dans ma famille. C’est elle qui nous a permit d’asseoir notre position au sein du royaume d’ ASGARD depuis les temps immémoriaux. Reconnais qu’elle ne manque ni de panache ni d’efficacité !
- J’en conviens. Je me battrai donc de toute mon âme ! Yah !!
- Crétin ! NATURE ERUTY !!!!
DOHKO, repartant à la charge, fut agrippé aux jambes par les racines des arbres environnants. Celles-ci ne tardèrent pas à envahir son corps, essayant de l’étrangler par la même occasion. Faisant exploser son cosmos, il parvint à les détruire, mais dut mettre genou à terre sous l’effort.
- Tu es irrésistiblement drôle, se moqua l’homme aux cheveux roux. Mais tu me fais perdre un temps précieux ! Je vais donc en finir… Mais, que fais-tu !?
DOHKO, ignorant les quolibets de l’étranger, venait de joindre les mains, comme si il s’apprêtait à déclamer une prière.
- Je vois que tu recommandes ton âme à HADES ! Très bonne idée, salue-le bien de ma part ! NATURE ERUTY !!!!
Comme la première fois, des trombes d’eaux incessantes jaillirent sur DOHKO, qui ne chercha pas même à les éviter. Mais, curieusement, il ne chancela pas une seule seconde. On aurait pu croire qu’il était devenu une montagne inébranlable, tels les fameux cinq pics, qui suivaient de loin le combat. ALBERICH, abasourdi, dut se rendre à l’évidence. La nature avait fait la paix avec son adversaire et refuser de l’assassiner.
- Mais… Mais comment peux-tu… !?
- Tu as perdu, reprit DOHKO d’une voix tranquille. COLERE DU DRAGON !!!!
C’est ainsi que ALBERICH le treizième, reconduit bien malgré lui à l’orée du territoire des anciens cinq pics, dut reprendre, déconfit, son voyage. DOHKO, pour sa part, reprenait péniblement son souffle quand il crut percevoir un étrange bruit à ses côtés. Se retournant vivement, il vit un homme, habillé d’une incroyable manière, qui l’applaudissait.

2)LES SAINTS D’ARGENT

Le nouvel arrivant était ce que l’on aurait appelé un véritable stéréotype, mais d’un genre inhabituel en cette partie de la Chine. De stature respectable, il arborait une chevelure et une barbe couleur de miel. Au chapitre de l’ordre, ses cheveux abondants n’avaient rien à envier à ceux de DOHKO, hormis quelques fines tresses d’ornements. Mais c’était sur l’habilement que l’inconnu détonnait le plus. En effet, il portait rien de moins qu’un kilt ( !?) aux motifs vermeil et safran. Couleurs qui se retrouvaient sur l’étoffe qui lui scindait la poitrine. Outre ce détail majeur, il était vêtu également d’une large chemise blanche, d’une lourde ceinture de cuir et de deux gantelets renforcés assortis à ses courtes botes de chasse.
- Splendide, splendide, clama-t-il. Si l’on m’avait dit que j’assisterai à un aussi beau spectacle, je n’aurais pas autant traîné des pieds pour venir dans cette région reculée !
Sa voix, sembla-t-il à DOHKO avait, tout comme l’expression de son visage, une connotation de douce malice. Mais il préféra rester prudent et déclara froidement :
- Qui es-tu ?
- THERMIDOR est mon nom ! Ecossais, bretteur et gentilhomme, enfin autant que faire se peut ! Tu te nommes DOHKO, n’est-ce pas ? Félicitations, avec la technique d’ ALBERICH, j’aurais misé tous les paris sur lui. Mais tu as magnifiquement renversé la situation, bravo !
- Trèves de compliments, que me veux-tu ? Es-tu un ami de cet ALBERICH ?
- Non, je ne le connaissais que de réputation. J’ai d’ailleurs été très étonné de le rencontrer ici et encore plus de le voir se faire battre. Quant à mes intentions, je désire la même chose que lui, l’armure du DRAGON !
- Ah oui !? Et que comptes-tu en faire ?
- Personnellement, rien du tout ! Mais j’ai reçu l’ordre de ramener toutes les armures de bronze que je parviendrai à localiser. Une tâche bien ingrate, si tu veux mon avis !
- Alors tu serais…
- Un membre du mystérieux groupuscule, compléta THERMIDOR, reprenant l’expression d’ ALBERICH le treizième. Comme tu l’as dit, cette armure appartient à ATHENA. Cela ne me plaît pas tellement de jouer les voleurs, mais une mission est une mission !
- Si tu étais à proximité lors de mon combat, tu sais déjà que pour avoir l’armure, il te faudra au préalable me vaincre !
- Cette perspective m’enchante ! Mais tu es épuisé, je ne ferais qu’une bouchée de toi ! Voilà ce que je te propose, je reviendrai demain à cette heure précise. Cela te laissera le temps de recouvrer tes forces. Si tu y tiens toujours, nous nous battrons et le vainqueur disposera de l’armure. Je te crois assez loyal pour ne pas essayer de t’enfuir. Qu’en dis–tu ? C’est un marché honnête !
DOHKO n’eut pas l’occasion de répondre. Son regard, ainsi que celui de THERMIDOR, venait d’être attiré par deux formes humaines qui paraissaient glissées le long de la cascade. Se déplaçant à la verticale de l’onde, elles se posèrent prestement sur le même pic que notre héros.
- Oh misère, soupira l’homme aux cheveux de miel. Pas encore eux !
Les nouveaux venus, deux jeunes gens à peine sortis de l’adolescente, ne prirent pas la peine de se présenter à DOHKO. Mieux, ils l’ignorent et se mirent immédiatement en garde face à THERMIDOR. Chacun d’eux portait une armure « SANCTUAIRIENNE » option argent. Celle du plus élancé, qui était aussi certainement le plus âgé, était d’un ton violacé. Son heaume était décoré d’un motif en forme de losange couleur rouge vif. L’autre SAINT, lui, était équipé d’une armure couleur cendrée. Il avait le regard vif et alerte et son visage enfantin était ponctué de discrètes taches de rousseur. Tout comme son compagnon qui partageait également avec lui la même couleur de cheveux, blond platiné.
- Vous êtes pires que des sangsues, commenta THERMIDOR. Comment avez-vous fait pour me retrouver ?
- Simple question de logique, rétorqua le SAINT le plus âgé. Il était facile de supposer que tu voudrais aussi t’emparer de l’armure du DRAGON !
- Aussi, remarqua DOHKO. Cela signifie que tu n’en es pas ton coup d’essai !
L’Ecossais haussa mollement les épaules.
- Je plaide coupable, concéda-t-il. Il y a quelques heures, j’ai pris possession de l’armure du LYNX, qui se trouvait dans la province du SICHUAN. J’ai été pris en flagrant délit par ces deux jeunots. N’étant pas d’un naturel belliqueux, j’ai préféré évité le conflit en les ensevelissant sous quelques tonnes de gravât. Mais visiblement, ces messieurs ne l’entendent pas de cette oreille !
- C’est le moins que l’on puisse dire, répliqua le plus jeune. Cette fois, il n’y aura pas de dérobade ! Nous allons régler nos comptes, ici et maintenant ! Défends-toi !
Les deux SAINTS, sans crier gare, fondirent sur leur ennemi. Révélant une souplesse insoupçonnée, ils exécutèrent une chorégraphie martiale aussi aérienne qu’efficace. THERMIDOR, stoïque, encaissa les coups quasiment « les mains dans les poche ». Ses adversaires, excédés par son attitude, finirent par l’envoyer valdinguer dans le décor d’un magnifique uppercut couplé.
- Quelle osmose, s’émerveilla THERMIDOR, toujours admiratif. Vous avez dû vous entraîner des années ensemble afin d’atteindre un tel synchronisme ! Dites-moi, comment vous nommez-vous ?
- VASSILI, SAINT d’argent du grand chien, répondit le plus vieux.
- Et moi, je suis FIODOR de la meute !
- Eh bien FIODOR, VASSILI, je reconnais ne pas vous avoir pris au sérieux tout à l’heure. Veuillez m’en excuser ! Vous venez de me prouver que vous êtes dignes de vous présenter sur un champ de bataille !
- Cela veut-il dire que tu acceptes enfin de nous affronter, lança le SAINT du grand chien.
- Malheureusement pour vous oui, rétorqua l’Ecossais en faisant craquer les phalanges de ses doigts. En garde !
Avant que les serviteurs d’ ATHENA n’aient eut le temps de comprendre la signification profonde de ses paroles, THERMIDOR, vif comme l’éclair, était déjà à leur hauteur. D’un direct à l’abdomen, il souleva FIODOR du sol. Ce qui lui permit, dans le même mouvement, de laisser l’énergie s’accumuler dans son autre main. Energie qu’il libéra sur son vis-à-vis, provoquant une détonation étouffée. VASSILI, volant au secours de son camarade, eut droit à un traitement de faveur sensiblement identique. THERMIDOR, après avoir esquivé les quelques charges du SAINT, lui fit découvrir son répertoire. DOHKO, de son côté, ne perdait pas une miette de ces escarmouches.
- Ahurissant, songea-t-il. Sa vitesse d’exécution est telle que le son de ses coups me parvient avec un temps de décalage ! Ces pauvres bougres n’ont pas la moindre chance !
Les SAINTS justement, loin de s’avouer vaincus, étaient repartis à l’assaut. Conjuguant leurs efforts, ils essayèrent de déborder THERMIDOR. En vain. Malgré la précision quasi-millimétrique de ses coups, le duo ne fit que brasser de l’air. L’homme à la chevelure de miel n’eut plus qu’à les repousser d’une pichenette énergétique.
- Autant vous rendre tout de suite à l’évidence, dit-il presque à mi-voix. Je suis plus fort que vous ! Restons-en là ou tout ceci finira dans un bain de sang !
- Tu as probablement raison, répondit VASSILI. Notre sang finira sûrement mêler à l’eau éternelle de cette cascade ! Mais nous ne reculerons jamais ! Tu es prêt petit frère ?
FIODOR se contenta pour toute réponse d’un hochement de tête. Pratiquement au même instant, leurs cosmos, portés à leur apogée, entrèrent en résonance. Leurs auras finirent même par se confondre complètement. Quoi qu’il se prépare, cela n’affola pas THERMIDOR qui se détendait paresseusement les cervicales. Ce ne fut que lorsque ses adversaires entamèrent une suite de mouvements ésotériques, qu’il s’intéressa à la scène.
- C’est parti, hurlèrent ensemble les deux SAINTS d’argent. DOUBLE HOUND ASSAULT !!!
Une sphère d’énergie tourbillonnante partit comme un boulet de canon en direction de THERMIDOR. Celui-ci, gardant la tête froide, tenta de bloquer l’attaque d’une seule main. Ce qu’il fit apparemment avec succès. Mais il ne put que freiner légèrement la course de la sphère qui l’entraîna avec elle. Elle l’accula bientôt à la falaise, comme DOHKO précédemment.
- Maintenant, vociféra VASSILI.
Les deux frères, dans un dernier effort, envoyèrent un regain d’énergie à la sphère. Cette dernière doubla d’intensité et de violence, enfonçant pour de bon THERMIDOR dans la pierre.
- Nous l’avons eu, se congratula FIODOR, à bout de souffle. Mais… !
Sans raison, la sphère était en train de rebrousser chemin. THERMIDOR, dont la tignasse semblait secouer de légers soubresauts, fit son apparition derrière elle.
- Très ingénieux, dit-il. Contrairement à ce que laisser croire votre petite comédie, vous n’avez pas combiner vos auras mais mis en opposition ! Le choc crée alors un tourbillon dont la puissance destructrice est bien supérieur à leur simple addition !
Les deux SAINTS restèrent bouche bée. Sans doute étaient-ils effondrés que l’on perce aussi facilement leur secret.
- Vous n’avez pas à avoir honte de vous ! Vous vous êtes battus vaillamment, mais nous ne jouons pas dans la même catégorie ! Et selon l’adage œil pour œil, dent pour dent, je vous renvoie votre création ! Adieu !!
THERMIDOR arma son bras et catapulta la sphère sur les deux frères, trop épuisés ou dépités pour tenter la moindre riposte. C’est alors que l’impensable se produisit. DOHKO, discret depuis trop longtemps, se rua sur la sphère avant qu’elle n’atteigne ses géniteurs. D’un mouvement ascendant, il la bloqua à sa base. L’irradiant de son cosmos, il parvint à séparer les deux forces. Lesquelles se repoussèrent aussitôt, comme deux charges magnétiques opposées. Epargnant ainsi, mais de justesse, les SAINTS.
- Tu es décidément plein de ressources, admira THERMIDOR. Mais pourquoi prendre le risque de sauver ces deux chiots ?
- Personne ne mourra aujourd’hui ! Ou en tout cas, pas ici ! Si vous y tenez, allez vous entretuez ailleurs !
En parlant, DOHKO avait jeté à terre les lambeaux de sa tunique, déchiré dans l’action. Ce faisant, il fit découvrir à ses hôtes le tatouage de tigre, trônant dans son dos musclé. L’Ecossais, intrigué, finit par prendre une sage résolution.
- Tu as raison ! Après tout, cette armure ne vaut pas la peine que j’organise un massacre en bonne et due forme ! Je vous la laisse, vous n’avez qu’à vous arranger entre vous !
Sur ces belles paroles, il vit volte-face. FIODOR et VASSILI ne cherchèrent pas à retenir leur ennemi, qui eut quant même le mot de la fin.
- DOHKO, si le destin veut que nos routes se recroisent, j’aimerais beaucoup que nous nous affrontions ! Quant à vous deux, continuez sur cette voie ! Vous avez ce qu’il faut pour devenir l’élite de votre caste !
THERMIDOR s’évaporat comme un mirage. Le futur vieux maître chercha du regard l’armure du DRAGON, mais sa vue se brouilla. Il comprit instantanément qu’il avait atteint les limites de son endurance. Sans un bruit, il s’écroula. Pour lui, tout était devenu noir…
_________________
- Where's Bian?
- Bian is in the ki... is in front of the North pacific's pillar.


Dernière édition par Chrysos le Mer 16 Jan - 08:55 (2008); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 16 Jan - 08:29 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Chrysos
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MessagePosté le: Mer 16 Jan - 08:34 (2008)    Sujet du message: Il était une fois au sanctuaire Répondre en citant

3)L’ILE MAUDITE

Noir. Tout était si noir, dans cette nuit sans lune, que le ciel semblait ne faire qu’un avec les terres désolées de l’île. A bien y regarder, seul le faible halo doré, qui émanait de son armure, le dissocier de ce décor cauchemardesque. Plus que quiconque sur cette planète, il haïssait cet endroit. A chaque pas, les plaintes et sanglots des âmes perdues de ce lieu lui vrillaient les tympans. A moins que ce ne soit un effet pervers de son imagination. Pourquoi s’était-il porté volontaire pour cette mission ? Il se le demandait encore. Sûrement parce que cette île le révulsait et le fascinait tout autant. L’aube n’allant pas tarder à poindre ses rayons, il s’accorda une pause afin de refaire le point.
- Je ne dois plus être très loin de leur repaire, pensa-t-il, en se passant machinalement la main dans son abondante chevelure. Ils ne doivent pas encore savoir que je suis là, il faudra profiter de l’effet de surprise !
S’abandonnant à ses réflexions, le SAINT d’or ferma les yeux. Même à cette heure, l’air était suffoquant, chargé qu’il était des cendres du volcan. Volcan qui crachait inlassablement son quota de lave et de fumée sur les rares occupants de cet enfer. C’est alors qu’il les sentit venir à lui. Ils étaient au moins une trentaine, chacun dégageant un cosmos malsain et étouffant.
- A la bonne heure, ils me facilitent la tache ! Plus tôt cette mission sera bouclée, mieux ce sera !
Sans lui décrocher une parole, ils l’encerclèrent. Trente-trois guerriers au total, tous arborant une armure identique à celle des SAINTS. La seule différence étant cette intense couleur ébène. Celui pourvu du cosmos le plus puissant se présenta devant l’envoyé du sanctuaire et dit :
- Alors, tu croyais vraiment pouvoir nous surprendre ? C’est votre grand défaut à vous, les SAINTS d’or, ce sentiment de vous penser invincible ! Vous foncez tête baissée, tombant dans les piéges les plus basiques, sous prétextes que votre armure est des plus résistantes !
- Qu’aurais-je à craindre de minables de votre espèce, rétorqua l’intéressé. Aucun de vous n’a été digne des préceptes du sanctuaire ! Vous me faites plus pitié qu’autre chose !
D’un geste de la main, le chef calma l’humeur de ses troupes, qui commençait à se dégrader.
- Si nous avons à te tuer, autant savoir quel nom inscrire sur la pierre tombale, lança-t-il. Qui es-tu ?
Le SAINT fit sans s’en rendre compte un pas de côté, prévoyant une offensive proche. Les SAINTS noirs, car tel était leur rang, purent alors admirer son visage d’éphèbe, magnifié par sa longue chevelure, d’un ton vert pâle. Il ne laissait transparaître aucune émotion et c’est d’une voix neutre qu’il répliqua :
- Je suis SHION, SAINT d’or du BELIER ! Je suis aussi l’homme qui va vous faire expier vos crimes ! Ils seront lavés par votre sang !
- Tu parles bien ! Voyons si tu te défends aussi bien, prends ça !
Les SAINTS noirs concentrèrent en un instant tous leurs pouvoirs sur SHION. Ce qui provoqua une explosion tonitruante, saturant l’air de volutes de poussières. Quand elles se furent dissipées, il n’y avait plus qu’un cratère, d’un diamètre honorable, en lieu et place du SAINT d’or. Une clameur de triomphe s’éleva de l’assistance. Seul le chef, qui pour l’information se nommait VOTIAK et était autrefois candidat à l’obtention de l’armure d’argent de l’autel, s’étonna et hurla à la cantonade :
- Ne vous relâchez pas ! Il n’a pas été vaincu, il s’est juste téléporté avant l’impact !
- Tu es plus perspicace que tes compagnons ! Félicitations !
SHION, en équilibre sur une arête rocheuse, dominait la masse des guerriers. Estimant que l’on ne se moque pas impunément d’eux, quatre SAINTS noirs bondirent à sa rencontre. Mais, par un prodige incompréhensible, ils s’arrêtèrent en pleine course, lévitant à deux mètres au dessus du sol. Comme si une force mystique s’était emparée d’eux, ils furent frappés de convulsion. Et en une seconde, ils s’écrasèrent sans ménagement au sol.
- De la télékinésie, commenta VOTIAK. La tâche va être plus ardue que prévu !
- Je vous propose un marché, reprit SHION. Dites-moi ce qu’il est advenu du gardien et de l’armure du PHENIX, et je vous offrirai un sursis de quelques minutes. C’est le mieux que je puisse faire !
- C’est toi qui vas mourir, vociféra un SAINT noir anonyme. A l’attaque !!
Hormis VOTIAK, tous ses compagnons approuvèrent l’idée et se jetèrent comme un seul homme sur le SAINT du BELIER.
- Vous appartenez aux ténèbres, déclama celui-ci. Vous êtes tels les papillons de nuit qui finissent leur vie calcinés dans la lumière ! Je serai donc cette lumière ! STARLIGHT EXTINCTION !!!
Dans une gerbe luminescente, tous les SAINTS noirs disparurent. Il n’y eut pas même un grain de poussière pour attester de leurs existence.
- Pourquoi ne t’es-tu pas enfui, demanda SHION, revenu à hauteur du sol, à VOTIAK. Tu as laissé passé ta seule chance de survie !
- Tu te fiches de moi ! Je sais très bien que tu m’aurais exécuté au moindre geste de ma part !
- C’est exact ! Dois-je en conclure que tu es prêt à négocier ?
- Jamais ! BLOOD ALTAR EDGE !!!!
Le dernier SAINT noir concentra toute son énergie dans la paume de sa main. Mais au lieu de frapper son adversaire, il se cisailla l’abdomen avant de s’effondrer dans une mare de sang.
- J’ai renié ATHENA et les SAINTS…, peina-t-il à articuler. Ce ne sont pas eux qui m’infligeront … la mort… Je suis libre tu entends… libre !!!
SHION, animé d’un certain respect, ferma les yeux de son opposant. C’est alors qu’il la vit. Une fleur, à la corolle pleine et rosacée, avait réussi à pousser sur ces terres inhospitalières et le narguait de sa vigueur. La chose parut si incroyable au SAINT qu’il s’approcha d’elle pour vérifier qu’il ne rêvait pas. Mais sa contemplation fut de courte durée. Un message télépathique l’assigna à quitter les lieux et à voguer vers une nouvelle mission. Ce qu’il fit avec le plus grand soulagement.

4)LES NOUVEAUX ENNEMIS

Pendant ce temps, à des milliers de kilomètres de l’île de la reine morte, nous retrouvons THERMIDOR marchant au milieu des jardins d’un manoir antédiluvien. Parmi les plantes et fleurs siégeant en ces terres, se trouvait une espèce ressemblant trait pour trait à celle qu’avait vu SHION, l’instant d’avant. Mais l’Ecossais n’y prêta pas attention et pénétra sans s’annoncer dans la bâtisse. Habitué des lieux, il traversa sans hésiter le hall et gravit les marches d’un imposant escalier de granit, débouchant dans un corridor aux portes multiples. Il marqua un temps d’arrêt devant la première, restée entrebâillée. Elle donnait sur une salle d’arme, où s’entassait pêle-mêle épée de toutes sortes, hallebardes, masses d’armes et d’autres instruments plus exotiques comme des sabres et des nunchakus. Au milieu de ce capharnaüm, deux hommes étaient attablés à un petit guéridon.
- Echecs, lança l’un d’eux, au comble de l’excitation.
C’était un homme robuste, au teint cuivré. Il avait les cheveux courts, naturellement ramenés en arrière. Un tatouage, à connotation tribale, lui descendait de la tempe droite jusqu'à sous l’œil, rehaussant son regard vert émeraude. Il portait un pantalon tout simple et une chemise étriquée, qui menaçait de se déchirer à chacun des mouvements de son torse de nageur.
- On dirait bien que tu as perdu, continua-t-il en saluant sans se retourner THERMIDOR.
Son vis-à-vis, fixant les pièces de nacres de l’échiquier l’imita et déclara :
- Il est dans la salle des cartes, il t’attend.
Sa voix était claire et posée. D’ailleurs, tout en lui semblait bâti sur cette même logique. Il était vêtu richement mais sans fioritures, à la manière d’un aristocrate discret. Son visage, finement dessiné, dégageait calme et sérénité. Ses cheveux châtains, mi-longs, étaient attachés par un catogan à nœud apparent. Seules ses pupilles anthracite avaient, en y regardant mieux, une petite teinte de tristesse. THERMIDOR, abandonnant les joueurs à leur partie, continua sa route jusqu’à une porte attenante. Il entendit néanmoins la voix calme annoncer le solennel :
- Echecs et mat !
Elle fut immédiatement suivie d’un râle ressemblant à celui d’un animal et d’un bruit sourd. Bruit que l’on pourrait attribuer à un guéridon qui se renverse et à des pièces d’échec roulant sur le sol. L’homme aux cheveux de miel entra sans frapper. Il découvrit un homme de stature classique occupé à dérouler une carte du monde, de type Européenne, sur une table. Il portait un manteau d’étoffe pourpre qui ressemblait à une toge tant elle lui recouvrait le corps. Il était plus âgé que THERMIDOR. Des rides et des pattes d’oies commençait à creuser son visage, sans toutefois en altérer la beauté. Les marques du temps n’avaient pas encore atteint sa tignasse, uniformément rousse. Un diadème ancien lui barrait le front, empêchant même de voir ses sourcils.
- Si mon ouïe ne me fait pas défaut, dit-il en guise d’introduction. Je jurerais que VENTÔSE vient encore de perdre aux échecs !
L’Ecossais sourit d’un air entendu et déposa l’urne du LYNX, qu’il transportait sur son dos.
- Ne devais-tu pas ramener également l’armure du DRAGON à son excellence, questionna un troisième personnage.
Il se trouvait dans l’embrasure de la porte, juste derrière THERMIDOR. De la même taille que lui, il affichait par contre quelques années de moins au compteur. Il avait la peau métissée et des yeux anormalement délavés, presque blancs. Au chapitre de l’habilement, il paraissait sortir tout droit d’un roman sur la piraterie, avec son gilet élimé, son pantalon court et son long maillot à même le corps. Le fait qu’il ait le crâne rasé et une boucle doré à l’oreille complétait à merveille la panoplie.
- VENDEMIAIRE, rétorqua l’individu au diadème. Je t’ai déjà rabâché cent fois de ne pas m’appeler par ce terme pompeux ! Mais tu n’as pas tort ! Qu’a-t-il bien pu se passer pour que tu reviennes à moitié bredouille ?
- J’ai eu maille à partir avec deux empêcheurs de voler en rond ! Deux SAINTS d’argent, pour être plus précis !
- Tu sous-entends que deux malheureux SAINTS de bas étage ont tenu tête au grand THERMIDOR, critiqua VENDEMIAIRE. C’est un peu grossier, comme excuse !
L’Ecossais s’amusa de la critique. Il paracheva son récit en n’omettant aucun détail, de l’arrivée d’ALBERICH le treizième à ROZAN, à son combat contre FIODOR et VASSILI. Sans oublier de mentionner bien sûr l’impétueux DOHKO. Il parla aussi de ce qui, pour lui, n’était qu’une anecdote, le tatouage de tigre que ce dernier arborait dans le dos. Ce fut cette broutille qui troubla le plus l’homme au manteau. Il échangea un regard difficile à interpréter avec un VENDEMIAIRE aussi étonné que lui.
- Un tatouage de tigre, demanda celui-ci. Tu es bien sûr ?
- Oui ! C’est un sacré gaillard ! Il est certainement aussi puissant que toi ou moi ! Sans compter que…
- Ce sera tout, l’interrompit le personnage au diadème. Tu peux regagner tes quartiers et te reposer THERMIDOR. Peu importe que nous ayons ou non obtenu l’armure du DRAGON. COBALT a presque terminé ses prélèvements et ses analyses sur celles que nous lui avons déjà amené. Il m’a certifié que la production de vos armures ne saurait tarder.
- Mais !?... Très bien !
THERMIDOR sortit sans bruit. L’individu au diadème s’assit dans un fauteuil à bras et se plongea dans une profonde méditation. Après d’interminables minutes, il rompit son silence et déclara :
- Crois-tu aux coïncidences, VENDEMIAIRE ?
Le métis fit un signe de dénégation de la tête, sans desserrer les dents.
- Moi non plus ! Il s’agit forcément du même homme. Le fait qu’il se soit installé à la cascade de ROZAN ne fait que confirmer mes soupçons…
- Que devons- nous faire ?
- Le ramener ici ! Il nous faut apprendre quelles sont ses intentions, ce qui laisse augurer d’un interrogatoire musclé. Vas aux cinq pics et tâche de le convaincre de te suivre. Mais pas d’excès de zèle, mort il ne servirait plus à rien !
- J’y vais de ce pas, excellence !
Le haut personnage, enfin seul, se releva d’un bond impatient.
- Après tout ce temps tu refais enfin surface, clama-t-il. Mais la machine est déjà en marche, tu n’en enrayeras pas si facilement les rouages !
Dans son monologue, il tapota du bout des doigts un pan de la carte placée devant lui. Sous son index, le cercle polaire se dessinait, immuable et majestueux.
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MessagePosté le: Mer 16 Jan - 08:39 (2008)    Sujet du message: Il était une fois au sanctuaire Répondre en citant

5)LE VILLAGE FANTOME

Dans le cercle polaire justement, une minuscule région connaissait depuis quelques temps un terrible émoi. Au cœur d’une vallée verdoyante, un petit village s’endormait sous les lumières suaves du crépuscule. A l’écart, sur une colline encore épargnée de la civilisation, deux soldats observaient le paysage. Porteurs d’armures d’or, leur présence trahissait néanmoins le caractère périlleux de la situation. Dans le ciel rougeoyant, une étoile précoce commença à briller. Grossissant de façon irréelle, elle descendit du firmament et se posa entre les deux SAINTS d’or.
- Belle ponctualité, admira le plus proche, qui n’était autre que SHION. Mais la prochaine fois, déclenche un feu de forêt ! Tu nous feras encore moins remarquer !
Le nouveau venu ne commenta pas l’appréciation. Mais on le devinait imperméable à toute forme d’humour. L’armure qu’il portait, hérissée de pointes aux genoux et aux coudes, épousait à merveille sa physionomie rude et musclée. Ses cheveux prématurément gris ressemblaient à la crinière d’un animal sauvage.
Tout le monde savait aussi que sa peau mâte était constellée de vilaines balafres dont il n’avait jamais révélé l’origine. Les plus horribles étant encore celles qui lui zébraient le visage. A son arrivée au sanctuaire, ses lacérations avaient suffi à lui créer une réputation de férocité qui fut confirmée au centuple par la suite. Le SAINT du BELIER abandonna toute réprimande et passa la parole à son autre compagnon.
- Voilà ce qui nous amène ici, commença celui-là. Depuis une semaine, le village en contrebas est la proie d’un phénomène étrange. Chaque nuit, des créatures mi-hommes, mi-bêtes s’en prennent aux villageois et…
- Nous ne sommes pas très loin du royaume d’ ASGARD, le coupa de sa voix rauque l’homme aux cicatrices. Pourquoi leurs guerriers ne sont-ils pas intervenus ?
- Le seigneur d’ ASGARD m’a affirmé ne pas pouvoir agir en cet endroit, répondit l’orateur.
- Et pourquoi cela ?
- Il ne m’en a pas dit plus, mais je crois connaître la réponse. Le soleil est couché, descendons, je vous expliquerai en marchant…
Les trois SAINTS avancèrent sans crainte à terrain découvert, laissant LAWRENCE, car tel était son nom, poursuivre son discours. LAWRENCE était le SAINT du SCORPION, mais aussi l’émissaire du sanctuaire au royaume d’ ASGARD. C’est ainsi qu’il avait eu vent le premier de cette sordide histoire.
Il avait toujours fière allure avec ses cheveux bleutés, faussement en bataille et son port de tête princier. La gente féminine chavirait aisément devant ses yeux noisettes francs et chaleureux et sa fossette au menton. Non content d’être la coqueluche de ces dames, il était aussi très estimé de ses comparses qui appréciaient son humanité et sa bravoure.
- Ses créatures agissent toujours selon le même rituel, poursuivit-il. Elles viennent en surnombre, mais n’emmènent jamais plus de deux ou trois personnes.
- Ca ressemble à une invitation, observa le SAINT balafré qui répondait au doux nom d’ AUROCH.
- En effet, répliqua l’homme à la fossette. Ce que je n’ai pas précisé, c’est que ces terres ont été le théâtre de l’antique bataille contre ARES, le dieu de la guerre. Elles en portent d’ailleurs encore les stigmates.
Il désigna une colline à l’horizon, éventrée depuis des siècles.
- Charmant, souffla SHION. Si les serviteurs d’ARES se sont relevés d’entre les morts, je comprends pourquoi trois des nôtres ont été mandatés ici.
- C’est une perte de temps, grogna AUROCH. Quand aurons-nous enfin des adversaires à notre mesure ?
Les SAINTS arrivèrent au village déserté, les habitants ayant été évacués quelques heures auparavant. Un bruit retint l’attention de LAWRENCE. A pas de loup, il rejoint une maison particulièrement délabrée.
- Que fais-tu donc, lui demanda le SAINT du BELIER.
- Regardez ce que j’ai trouvé ! J’ai l’impression que quelqu’un a été oublié pendant l’évacuation !
Soulevant un fagot de bois, il dévoila une adorable fillette littéralement terrifiée.
- N’aie pas peur, la réconforta LAWRENCE. Nous ne te voulons aucun mal. Comment t’appelles-tu ?
Si la fillette répondit, personne ne l’entendit. Dans un craquement épouvantable, la masure derrière elle vola en éclats. SHION, aux réflexes infaillibles, réussit à la téléporter in extremis en sécurité.
- Les voilà, énonça placidement AUROCH.
Le responsable de la destruction de la bâtisse se présenta sous les traits d’un colosse, à l’allure foncièrement bestiale. Il ne portait pas d’armure ou aucune autre sorte de protection, mais exhalait un cosmos inhabituel et surpuissant. Bloquant toute retraite aux SAINTS, une multitude de combattants de la même trempe envahir le village.
- Les jours se suivent et se ressemblent, songea SHION. Que… !
Une force prodigieuse attirait le grand POPE en devenir dans les entrailles de la terre. Elle parvint à verrouiller son pouvoir télékinésique et l’aspira sans qu’il ne puisse réagir. LAWRENCE, slalomant entre les coups, arriva trop tard pour lui porter secours.
- Ils veulent nous séparer afin de nous affaiblir, hurla-t-il. Sois sur tes gardes AUROCH !!
L’intéressé ne fit pas attention à cette recommandation. Il était trop occupé à faire l’étalage de ses qualités pugilistiques à ses nouveaux amis.
- La nuit promet d’être longue, pensa-t-il. Longue et agitée…

6)C’EST ICI QUE TOUT COMMENCE…

Agité. Le sommeil de DOHKO fut on peut plus agité. Cela faisait des semaines que ce cauchemar n’était pas revenu le hanter. Chaque fois, le même schéma se reproduisait. Il se revoyait enfant, à un âge indéterminable. Une femme, il supposait qu’elle était sa mère, lui faisait face. L’expression de terreur indicible qui déformait son visage maternel cédait toujours la place à celle de la douleur. Le jeune DOHKO voyait alors le poignard qui lui perforait le cœur, la vidant inexorablement de son sang.
Puis elle s’écroulait et dans un dernier soupir, vibrant testament, murmurait son nom.
Comme les fois passées, il se releva en nage, haletant pour reprendre son souffle. L’image qui se forma dans son esprit fut pour le moins surprenante. Il ne se trouvait plus au bord de sa cascade favorite mais dans un temple vaste et cossu. Installé sur un lit aussi sommaire que confortable, il remettait tant bien que mal ses idées en place, quand on lui parla doucement à l’oreille :
- Vous êtes enfin réveillé. Désirez-vous manger quelque chose ?
Une jeune fille, belle comme un rayon de soleil, lui souriait paisiblement. Elle lui offrit un plateau de nourriture qui le fit aussitôt saliver. DOHKO, affamé, la remercia et, sans se poser de questions, dévora sans se faire prier les mets savoureux.
- Ou suis-je, articula-t-il entre deux bouchées.
- Quelle question ! Mais au sanctuaire voyons !
DOHKO manqua d’avaler de travers.
- Au sanctuaire, répéta-t-il. Mais alors ce temple, c’est…
- Celui du SAGITTAIRE ! Et j’en suis le dévoué gardien !
Un SAINT d’or fit son entrée. L’air autoritaire, il dévisagea l’homme de ROZAN, essayant de prendre l’ascendant psychologique. DOHKO remarqua en premier sa longue chevelure brune, extrêmement bouclée et constellée d’une myriade d’accessoires. Hormis cette originalité capillaire, le reste de sa personne était beaucoup plus classique. Il possédait une carrure d’athlète, un faciès agréable mais viril et un regard d’ébène, intransigeant.
- Je suis CALAHËL, SAINT d’or du SAGITTAIRE, se présenta-t-il. REBECCA, tu peux vaquer à tes occupations ! Merci de t’être dérangée !
La jeune fille obéit docilement. DOHKO ne put s’empêcher de la regarder partir, s’extasiant sur la souplesse de sa démarche et la finesse de son joli minois.
- Pourquoi m’avoir conduit ici, demanda-t-il de but en blanc.
- Je ne suis pour rien, riposta CALAHËL. FIODOR et VASSILI ont jugé préférable de t’emmener avec eux, pour te remercier de leur avoir sauver la vie. Tu étais dans un état d’épuisement dramatique ! Mais tu as pourtant recouvré tes forces en un temps record !
- Leur décision a l’air de te contrarier ! Tes disciples n’ont-ils le droit de faire preuve de charité ?
- Ils ne sont pas mes disciples, mais mes protégés ! C’est d’ailleurs pour minimiser leurs ennuis que je t’ai installé dans mon temple ! Sans cela, tu te serais éveillé sur le sol d’une geôle !
DOHKO comprit que CALAHËL voyait en lui une menace et que sa présence au sanctuaire allait sans nul doute provoquer un malaise.
- Je ne demande qu’à partir, proclama-t-il. Mon…
Le Maître de SHIRYU se tut. Une brume improbable venait d‘envahir le temple, réussissant a en masquer l’architecture. Autour des deux protagonistes, maintes ombres grimaçantes se dessinaient. DOHKO se leva, prêt à en découdre si besoin était. CALAHËL, quand à lui, s’écria exaspéré :
- Tes tours de passe-passe ne m’amusent pas NIEMAND ! Montre-toi immédiatement !
La brume se dissipa, dévoilant un deuxième SAINT. Un œil avisé reconnaîtrait en son équipement l’armure qui, plus tard, appartiendrait à APHRODITE, celle des POISSONS. Mais son porteur n’avait que peu de points communs avec son lointain successeur. A commencé par sa démarche, d’une nonchalance calculée.
Autre différence notable, son visage, situé très loin des canons de la beauté chers au futur adversaire de SHUN, affichait un nez aquilin et des pommettes un peu trop saillantes.
Ces longs cheveux, noirs de jais, étaient rabattus tant bien que mal sur la nuque, et retenus par un bandeau bariolé. Malgré tout, le personnage ne manquait pas d’un certain charme, dû en grande partie à son regard indigo, pétillant et rieur.
- Tu n’es vraiment qu’un rabat-joie, lança-t-il à l’adresse de CALAHËL. Moi qui me faisait un devoir de divertir notre invité ! Tu gâches tous mes effets !
- En tant que SAINT d’or…
- … Nous devons nous montrer digne de l’honneur qui nous incombe et tâcher d’être des modèles de droitures, etc. etc.… Tes formules sont vraiment usées jusqu'à la moelle ! Pourquoi m’en vouloir autant d’essayer de réchauffer l’atmosphère ? L’ambiance au sanctuaire est parfois si mortellement ennuyeuse, que j’en arrive à regretter mes activités passées !
- Tu as vraiment du toupet de parler ainsi, s’emporta le SAINT du SAGITTAIRE. Aurais-tu oublié ce que tu dois à la déesse et…
Soudain, il se rappela la présence de DOHKO qui restait coi devant ces joutes verbales inattendues.
- Passons, annonça CALAHËL, toussotant pour se redonner une contenance. Quel bon vent t’amène en mon humble demeure ?
- Un vent divin ! J’ai reçu l’ordre d’accompagner notre convive jusqu'à la salle du grand POPE ! Nos grandes pontes souhaiteraient s’entretenir avec lui !
CALAHËL se rembrunit. La perspective de laisser un intrus pénétrer encore plus en avant du domaine sacré ne l’égayait pas du tout. Mais il ne se permit aucun commentaire et déclara simplement :
- Quitte à rencontrer la déesse, autant te rendre présentable ! Attends une minute !
Il ouvrit un coffret placé à coté du lit de fortune et en retira une somptueuse tunique Chinoise bleue azur. Il l’offrit à DOHKO et ironique, déclara :
- Cadeau de bienvenue au sanctuaire ! J’espère qu’elle sera à ta taille !
- C’est un présent royal, répondit, sur le même ton, l’intéressé en s’en revêtant.
- Excusez-moi d’interrompre brutalement cet intermède vestimentaire, s’immisça NIEMAND. La princesse attend ! Mon cher DOHKO, si tu veux bien me suivre !
DOHKO s’exécuta sans sourciller. Avant de quitter la demeure du SAGITTAIRE, le SAINT des POISSONS fit ses adieux à son propriétaire d’une façon acidulée :
- Passe mes amitiés à REBECCA ! Dis–lui bien que je me ferais un plaisir de devenir son chevalier servant !
A ce moment CALAHËL, fulminant, regretta que son temple n’ait pas de porte de service. Car il l’aurait alors volontiers claquer à la figure de cet importun.
- Un jour je t’inculquerai une leçon de savoir-vivre de mon cru, rumina-t-il.
A l’extérieur, l’homme de ROZAN, éberlué, découvrit enfin la légendaire vallée du sanctuaire. L’horloge pyrique, inexpugnable, le toisait de toute sa hauteur de géante millénaire. Il constata qu’elle indiquait l’heure du LION.
- Grandiose, n’est-ce pas ? Les architectes de l’époque n’y ont pas été avec le dos de la cuillère, si tu me permets l’expression. Comme tu l’auras compris, je me nomme NIEMAND des POISSONS, et serai donc ton escorte jusqu’à ce lieu.
Il désigna un bâtiment qu’il identifia comme étant le temple du grand POPE.
- J’espère que tu ne te formaliseras pas pour l’aparté de tout à l’heure ! CALAHËL n’est pas un mauvais bougre, mais il s’est forgé une idée bien précise de la ligne de conduite que devrait adopter un SAINT. Si tu veux mon avis, il prend sa fonction beaucoup trop au sérieux. Voilà pourquoi je m’amuse à le titiller dès que l’occasion se présente. Ce n’est pas très mature, mais bon…
Ainsi les deux compagnons cheminèrent en direction du point névralgique du sanctuaire. NIEMAND, infatigable, lui fit un rapport détaillé de la vie au domaine sacré. Il parlait sans se départir d’un certain cynisme assez déplacé pour un guerrier de cet ordre.
Mais la franchise de ce personnage plut énormément à DOHKO qui s’imaginait les serviteurs d’ ATHENA plus austères que cela. Après avoir traversé sans heurt les maisons du CAPRICORNE et du VERSEAU, vides soit dit en passant, le SAINT des POISSONS marqua un arrêt à l’entrée de sa propre demeure.
- Nous voilà chez moi ! dit-il. Je t’en prie, passe le premier !
DOHKO obéit. Cette docilité bien sûr était factice. A la moindre alerte, le tigre sortirait de sa tanière et déchiquetterait tout agresseur éventuel. A l’intérieur, il fut surpris de découvrir l’armure du DRAGON qui, patiemment, attendait son arrivée.
- C’est donc là que tu étais… lui murmura-t-il. Tu m’auras fait connaître bien des péripéties !
- Ma résidence te plait-elle ? Je l’espère car c’est la dernière vision que tu auras de ce triste monde !
- Comment… !
Sans crier gare, NIEMAND décocha un violent coup de pied circulaire à son hôte. Dans l’ombre, le tigre ne tarderait pas à s’éveiller de bien méchante humeur.
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MessagePosté le: Mer 16 Jan - 08:44 (2008)    Sujet du message: Il était une fois au sanctuaire Répondre en citant

7)DETTE DE SANG

De retour au village abandonné, nous retrouvons LAWRENCE et AUROCH, toujours aux prises avec leurs sauvages adversaires. Le SAINT du SCORPION, comprenant que toute discussion avec ces morts-vivants était inutile, était enfin passé à l’offensive.
- BERSERKERS, hurla-t-il. J’ignore ce qui a dérangé votre repos éternel, mais cette ère ne subira pas votre courroux ! Nous vous reconduirons à vos tombes ! AIGUILLE ECARLATE !!!
La technique, en tous points similaire à celle qu’utilisera un certain MILO dans un avenir lointain, toucha cinq BERSREKERS. Elle frappa chacun d’eux de neuf piqûres. Trois restèrent sur le carreau mais furent aussitôt remplacés par d’autres colosses, tout aussi hargneux que leurs prédécesseurs. AUROCH, pour sa part, avait recours à une méthode moins élégante, mais tout aussi efficace. Concentrant son pouvoir dans son poing droit, il frappa le sol de toutes ses forces. Il provoqua ainsi une onde de choc qui, en se propageant, balaya tous ses adversaires sur des mètres à la ronde.
Quant au troisième larron, à savoir SHION, sa situation était des plus inconfortables. Traversant une à une les différentes strates du terrain, il finit par déboucher dans une immense caverne naturelle. N’ayant pas la vocation de spéléologue, le SAINT du BELIER se dit qu’il lui fallait au plus vite regagner la surface. Mais pour cela, il devrait se débarrasser de celui qui l’avait tracté jusqu’ici.
- Je suis SHION, SAINT d’or du BELIER, claironna-t-il. Cette farce n’a que trop duré ! Ayez au moins la bienséance de vous montrer !
- Hum ! Les vicissitudes du sanctuaire ont altérés tes capacités sensoriels plus que de raison, APPENDIX ! Ne m’as-tu donc pas reconnu ?
Furtive, une ombre de stupéfaction passa sur le visage du SAINT. Le simple mot APPENDIX ouvrit dans son esprit une porte qu’il croyait avoir scellé à jamais.
- Toi, bégaya-t-il. C’est impossible !
Surgissant de derrière une stalagmite, un homme masqué vint, sans se presser, se positionner face à notre héros. Il était habillé d’une soutane bleue pastel, brodée de fils d’or. Son masque, en complète opposition avec sa tenue, était effrayant. Il représentait un visage humain stylisé de façon démoniaque, rappelant l’esthétique des statues sacrées de BALI. Enfin une affolante chevelure, d’une blancheur immaculée, lui cascadait sur les épaules, ultime singularité de cet énigmatique personnage.
- Ne fais pas cette mine déconfite, dit-il d’une voix assurée de soprano. Je jurerais que tu viens de croiser un fantôme !
- C’est le cas ! Comment peux-tu te trouver ici !? Le sceau d’ ATHENA devait te confiner à jamais sur l’île de la reine morte !
- ATHENA a beau tenir le premier rôle, elle ignore tout des différentes forces oeuvrant en coulisse ! Celles-ci sont capables de ramener sur le devant de la scène un jeune premier, écarté de la distribution !
L’image de ses amis combattant les BERSERKERS revint alors à l’esprit de SHION.
- Sont-ce à ces forces que nous devons cette fresque barbare, questionna-t-il.
- Point du tout ! Elle impute sans doute à un spectateur mécontent, désireux de pimenter une mise en scène trop académique !
- Pourquoi prendre le risque de te montrer à moi, reprit le SAINT d’or, retrouvant son sang froid. Es-tu devenu ignorant des multiples griefs qui te sont encore reprochés ?
- Que d’agressivité APPENDIX ! Moi qui n’étais venu que dans l’unique but de te rendre la politesse de ta visite sur mon lieu de séquestration ! Me voilà bien accueilli !
- Nous perdons notre temps à palabrer ainsi ! Nous savons tous deux qu’il est de mon devoir de te ramener à ton lieu de châtiment ! De gré ou de force !
- Tiens-tu sincèrement à gâcher ces émouvantes retrouvailles en ressassant les vieilles querelles ? Sans compter que tu n’as pas l’once d’une chance contre moi !
- C’est ce que nous allons voir ! STARDUST REVOLUTION !!!
- Futile ! GRAVITY DISTORSION !!!
Les étoiles filantes miniatures de SHION n’atteignirent pas leur but. Par une étrange alchimie, elles virevoltèrent et s’enroulèrent autour de l’avant-bras de l’homme masqué.
- Connais-tu l’expression « retour à l’envoyeur » ? Je vais t’en faire une vibrante démonstration !
L’attaque, aussitôt renvoyée, s’écrasa sur une défense impénétrable, baptisée CRYSTAL WALL par son créateur.
- Sympathique entrée en matière, proclama le visiteur du SAINT. Mais il te faudra un pouvoir plus substantiel pour me tenir tête !
- Je le pense aussi ! CRYSTAL NET !!!
Une toile d’araignée géante, étincelant de mille feux, s’empara de l’individu à la chevelure de neige.
- Cette toile va progressivement drainée ton énergie ! S’il est vrai que ton pouvoir est supérieur au mien, cela devrait équilibrer les chances !
- Ta maîtrise télékinésique s’est aiguisée depuis notre dernière entrevue. Cependant tes techniques restent terriblement prévisibles ! Pfff !!
Le piége de cristal, comme soufflé par une bourrasque, s’effilocha. SHION, perdant son flegme caractéristique, s’exclama :
- Comment peux-tu… ?
- Malgré tes qualités indéniables, tu ne pourras jamais rivaliser avec moi ! En voici la preuve ! GRAVITATION TRAP !!!!
Brusquement, une violente douleur assaillit SHION. Son armure, devenue des centaines de fois plus pesante, semblait vouloir pénétrer par chaque pore de sa peau. Le SAINT réalisa que son corps était soumis à une pression anormalement élevée, comme lors d’une immersion en milieu abyssal. Incapable de se téléporter, il compris que, bientôt, ses organes internes finiraient par se disloquer. A moins qu’une bulle d’air, après avoir pris naissance dans son sang, ne parvienne jusqu'à son cœur et l’empêche de fonctionner, mettant ainsi fin à son agonie.
- Ton armure d’or possède une résistance absolument fabuleuse ! Je serais curieux d’en définir les limites réelles ! Peut être aurai-je l’occasion de les expérimenter sous d’autres latitudes…
Sans prévenir, la pression retomba. SHION, soulagé, ne donna pas la satisfaction à son adversaire de le voir flancher. Immobile, il ne put malheureusement réprimer une quinte de toux qui libéra tout le sang accumulé dans sa gorge. Son vis-à-vis l’observa succinctement et déclara :
- Autrefois, tu t’es opposé à mon exécution ! C’est en paiement de cette dette que je te laisse aujourd’hui la vie sauve ! Mais sache qu’à l’avenir, je n’aurai plus de scrupules ! A très bientôt !
L’essence du personnage masqué se dilua et disparut. SHION, l’oeil hagard, estima qu’il était plus que temps de quitter cet endroit. Le clapotis monotone d’une nappe phréatique résonna alors à ses oreilles, amplifié par un écho dantesque. Son cerveau, subissant le contrecoup de l’attaque, le fit souffrir atrocement. Dans son délire, il vit le sanctuaire, embrasé par un incendie de tous les diables. Les flammes finirent par lécher le socle de la statue d’ ATHENA, la fissurant inexorablement…

8)HISTOIRE DE FANTOMES

Le sanctuaire justement, loin d’être dans l’état de dévastation de la vision de SHION, suffoquait sous le soleil de plomb de « l’été indien ». Quelques gardes, harassés par cette chaleur imprévue, attendaient avec une impatience non dissimulée que la relève arrive.
- Les gars, se risqua l’un d’eux. Je crois qu’il y a de l’orage dans l’air !
Ce météorologue amateur ne se doutait pas que, dans un des temples sacrés, l’orage battait déjà son plein. DOHKO, touché au visage, ne s’était pas privé pour faire savoir à NIEMAND qu’il n’appréciait pas ce genre de coutume locale en lui rendant la pareille.
- Pourquoi m’attaques-tu, interrogea DOHKO. Je ne suis pas ton ennemi !
- Ennemi ou allié, peu m’importe ! Tu vas mourir, MIST MOSAIC !!!
Comme dans la maison du SAGITTAIRE, une brume fantasmagorique s’éleva.
- J’ai un faible pour les ambiances tamisées, S’amusa le SAINT d’or. Elles stimulent ma créativité !
- Et à présent, que faisons-nous ?
- Mon ami, je pense qu’il nous faut nous entretuer ! Dans les règles de l’art, cela va de soit !
- Je croyais que les SAINTS prônaient la paix et la justice !? Je suis affreusement déçu !
- A vrai dire, je suis l’exception qui confirme la règle ! Dommage que tu sois tombé sur moi ! Trèves de fariboles, d’autres tueries m’attendent ailleurs ! En garde !
Les deux opposants, sur le qui-vive, s’étudièrent sans bouger un muscle. Lassé de ce jeu sans parole, NIEMAND coassa :
- Aurais-tu pris racine ! Attaque-moi, je t’offre le plaisir d’ouvrir le bal !
DOHKO, en pleine crise de mutisme aigu, ne parut pas se soucier outre mesure de son adversaire. Sans doute pensait-il que ce n’était qu’une nouvelle facétie de cet atypique SAINT d’or.
- Je vois que tu tiens à me laisser la primeur, qu’a cela ne tienne ! OCEAN POLTERGEIST !!!
L’aura de NIEMAND prit soudain l’aspect d’un gigantesque feu follet. Plusieurs formes vaporeuses s’en extirpèrent en poussant des râles de suppliciés. Ces êtes bondirent, ou plutôt flottèrent jusqu'à DOHKO. En bons esprits frappeurs, ils le martelèrent de coups aussi rapides que puissants.
- Je te présent les damnés des sept mers, déclara le SAINT des POISSONS. Autrefois, ils furent des pirates sans foi ni loi qui pillèrent et tuèrent pour leur simple distraction. Leur trépas fut à l’image de leur existence débauchée. Mais ils gardèrent une telle rancune à l’égard du genre humain que l’entrée des enfers leur fut refusée. Depuis ce jour ils hantent les océans, décimant navire et équipage ayant le malheur de croiser leur éternelle cavalcade !
- Tu es un conteur né, ou un affabulateur émérite ce qui revient au même. Je ne crois pas aux fantômes, tout ceci n’est qu’illusion !
- Heureux que ta langue se délie enfin ! Mais tu as bien tort de provoquer ainsi ces âmes errantes ! Je ne pourrai peut être pas endiguer leur courroux ravageur ! OCEAN POLTERGEIST !!!
A nouveau, les créatures fantomatiques attaquèrent notre héros. Bien décidé à ne plus jouer les sacs de frappe, il tenta de pulvériser ces surprenants adversaires. Mais leurs corps volatils se dissolvaient à chacun de ses assauts, n’assurant aucune prise à une éventuelle contre-attaque. DOHKO estima que la meilleure solution serait encore de trancher le mal à la racine.
- Tes illusions s’évanouiront avec toi, cria-t-il. ENVOL DU DRAGON !!!
Poing en avant, il se projeta sur le SAINT. Mais celui-ci, usant du septième sens, l’évita. Le maître de SHIRYU s’arrêta brutalement. D’un mouvement du buste, il essaya de frapper son adversaire, qui se trouvait dos à lui. Par malchance un fantôme, profitant de l’ouverture, lui fit découvrir de plus prés son coude proéminent. Groggy, celui qui deviendra le SAINT de la BALANCE se remit lentement debout.
- Je t’avais prévenu ! Ces revenants ont un humour beaucoup plus limité que le mien !
- Je ne suis qu’un sombre imbécile ! Comment ai-je pu me laisser berner aussi facilement !
- Pardon ?
- La brume ! C’est cette brume ton secret ! Tu l’as donc rendu malléable au point de créer avec ces soi-disant fantômes !
- Des fantômes de brume, s’étonna faussement NIEMAND. Que voilà une drôle d’idée !
- Elle ne te sert pas qu’a cela ! Elle te permet aussi de te dissimuler quand tu te déplaces à la vitesse de la lumière ! Ensuite tu synchronises parfaitement tes coups avec ceux, inexistants, de tes chimères ! Tes attaques sont d’une précision diabolique ! Je comprends maintenant ce qu’entendait CALAHËL par tours de passe-passe !
- Bravo, siffla le SAINT. Tu dois posséder une grande expérience du combat pour déchiffrer si rapidement les fondements de mon attaque ! Dis-moi, qui es-tu réellement ? Toi qui risques ta vie pour l’armure du DRAGON ! Au regard de tes techniques, tout porterait à croire que tu en es le propriétaire. Toutefois, elle ne frémit même pas quant tu te trouves en danger ! Alors, es-tu un SAINT ou une version alambiquée du cheval de TROIE ?
- Je ne peux fournir les réponses aux questions qui te taraudent, ma mémoire n’est qu’une coquille vide !
- Comment ?!
-Il y a un peu plus de deux ans, je me suis éveillé à l’orée d’une inextricable forêt, noire comme l’enfer ! Je n’avais aucun souvenir de ce qui avait bien pu me conduire en ces lieux sinistres. Pire encore, je ne parvenais plus à me rappeler mon nom, ni aucune bribe de souvenir, qu’il soit lointain ou récent ! Peux-tu t’imaginer ce que l’on ressent quand on a ni but ni origine ? C’est un sentiment horrible que de ne rien savoir ! Pendant des mois, j’ai erré de région en région, de pays en pays et de continent en continent, à la recherche de visages ou d’endroits familiers. Toujours sans succès ! Mais d’aventure en aventure, je me suis progressivement découvert cet étonnant pouvoir, que vous nommez cosmos !
- Dont tu as d’ailleurs une bien belle maîtrise ! Mais, qu’est ce qui t’a amené en résidence à ROZAN ?
- Quand mes pas me conduisirent à cette cascade, j’ai éprouvé pour la première fois un sentiment de familiarité. J’ignore comment, mais mon ancienne vie est liée à cet endroit et à cette armure ! Là-bas ma mémoire s’est très superficiellement réactivée. Je fais depuis un rêve récurent, me montrant une femme à l’agonie m’appelant DOHKO. J’en conclu qu’il devait s’agir de mon nom de baptême. D’autres songes faisaient apparaître un homme, dont je ne peux voir le visage, exécutant la COLERE DU DRAGON. Attaque que je repris à mon compte par la suite. Voilà tout ce que je connais de ma vie avant ces deux dernières années. Plus le tatouage de tigre qui apparaît dans mon dos, quand mon énergie est à son summum.
- N’as-tu jamais songé à retourner dans cette forêt afin d’élucider les causes de ton amnésie ?
- A quoi bon ! A ROZAN, j’ai retrouvé paix et équilibre ! Mon passé est mort et enterré, j’en ai fait le deuil depuis longtemps !
- Ton histoire est encore plus tirée par les cheveux que tous les boniments dont je t’ai gratifié ! Mais en supposant que tu dises la vérité, pourquoi tout me raconter dans les moindres détails ?
- Je n’ai rien à cacher. Et après tout, ce combat m’avait-il pas pour but d’en apprendre plus sur ma personne ? Autant te faire gagner du temps.
- Tu es plus malin que je ne le pensais au premier abord ! Mais il reste beaucoup trop de questions en suspens. Il serait plus sage que je m’en remette aux autorités compétentes. Avant cela, je dois m’assurer d’une chose. OCEAN POLTERGEIST !!!
- C’est inutile ! COLERE DU DRAGON !!!!
DOHKO ne visa pas NIEMAND, mais la brume elle-même. Capable de renverser le cours tumultueux de la cascade de ROZAN, son attaque n’eut aucun mal à la dissiper. Avant que le SAINT des POISSONS, pantois, ne réagisse il était déjà sur lui. Leurs poings se croisèrent et atteignirent leurs cibles. Les deux combattants furent durement repoussés. DOHKO, atteint à la tempe, découvrit qu’un mince filet de sang s’écoulait de son oreille gauche. NIEMAND, à peine mieux loti, essuya quant à lui le sang qui lui perlait du front, avant qu’il n’atteigne ses yeux. Il ramassa son bandeau, ou plutôt ce qu’il en restait sur le sol et s’exprima ainsi :
- C’est bien ce que je présumais. Il n’est encore qu’à l’état embryonnaire mais tu connais déjà les principales bases du septième sens ! Ta vitesse est l’égale de la mienne, ce qui te rend d’autant plus dangereux !
Le SAINT leva le poing en signe de défi mais le rabaissa aussitôt.
- Je ne demanderais qu’à te faire la démonstration de mes autres techniques, mais cela risquerait de ne pas plaire en hauts lieux ! N’est-ce pas, majesté !
- Tu as entièrement raison ! Veuillez cesser cet affrontement, s’il vous plaît !
La personne venant de parler aussi courtoisement se présenta sous les traits d’une jeune fille, divinement belle.
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MessagePosté le: Mer 16 Jan - 08:48 (2008)    Sujet du message: Il était une fois au sanctuaire Répondre en citant

9)ATHENA

Une apparition céleste, voilà ce qui pourrait le mieux décrire la jeune femme qui foulait de sa démarche aérienne le dallage de la maison des POISSONS. Gageons que le plus talentueux des artistes aurait eu du mal à définir exactement pareille beauté. Son visage, pour commencer, était d’une délicatesse et d’une régularité absolument parfaite. Ces grands yeux perses obliquaient sur DOHKO qui, pour une fois se senti insignifiant. Sa longue chevelure blonde, soigneusement peignée, épousait avec grâce chacun de ses mouvements.
Elle portait une robe à crinoline, embellie de ci de là par quelques touches de dentelles. Une broche ovale, sertie d’une topaze, ornait sagement son corsage. NIEMAND, oubliant son ton provocateur coutumier, s’agenouillant pour saluer l’entrée de celle à qui il avait juré allégeance. En se redressant, il murmura à DOHKO, toujours bouche bée :
- C’est normal. Elle fait toujours cet effet là lorsque on la rencontre pour la première fois.
- Tu l’auras deviné, je suis ATHENA, dirigeante du sanctuaire et des 88 SAINTS, qui en composent la force armée. Je tiens avant tout à te présenter mes excuses pour cet accueil plus que cavalier. N’en portes pas rancune à NIEMAND, il n’a fait que suivre mes directives.
- Vos directives, s’emporta soudain DOHKO. Vous avez vraiment de drôles de manière ! Vous vous permettez de m’amener ici pour me soumettre à cette mascarade ridicule ! A la fin, qu’attendez-vous de moi ?
- Modères tes propos jeune homme, annonça une extraordinaire voix de baryton. Ta rancœur ne doit pas te faire oublier à qui tu t’adresses !
Une ombre monolithique se glissa derrière la déesse. Elle était composée d’une toge carmin, d’un masque d’ivoire et d’un heaume surmonté d’une effigie de créature ailée grimaçante. DOHKO, qui malgré les apparences connaissait ses classiques, reconnut le personnage et dit :
- Vous devez être le grand POPE, précepteur de la déesse ! En d’autres circonstances, j’aurais été ravi de vous rencontrer !
Le SAINT des POISSONS esquissa un large sourire. Visiblement, cette situation surréaliste le réjouissait au plus haut point.
- Cela ne fait rien grand POPE, déclara la douce ATHENA. Sa méfiance et sa colère sont justifiées. Nous lui devons des explications. Voudriez-vous vous en charger, vous êtes meilleur orateur que moi.
- Comme il vous plaira ! J’irai droit au but. Si NIEMAND t’a agressé, c’était pour jauger de tes capacités et vérifier que l’armure te reconnaissait comme légitime propriétaire. Ce qui ne fut pas le cas !
- J’avais compris, répliqua du tac au tac DOHKO.
- Il faut nous comprendre, intervint NIEMAND. Tu défends une vulgaire armure de bronze et dans la foulée sauve deux SAINTS, qui passaient par là ! Ca sentait le coup fourré à plein nez !
- C’est un peu imagé, mais c’est exact, reprit le grand POPE. Je suivais mentalement les agissements de FIODOR et VASSILI. Durant ton évanouissement, je leur ai ordonné de te conduire au domaine sacré, ceci afin d’observer tes réactions !
- Je suis impatient de connaître vos conclusions !
- Difficile d’en établir… Tu ne sembles pas animé d’intentions belliqueuses à notre égard. Mais ton absence de passé me pose souci ! Tu étais sincère quant tu as raconté ton histoire, je l’ai perçu dans le timbre de ta voix. Mais tu fais peut être parti d’une machination dont les ramifications te dépasseraient !
- Le principe du loup dans la bergerie, osa DOHKO. Je vous aide en sauvant deux des vôtres afin d’endormir votre vigilance ! Et une fois entré au cœur du sanctuaire, je le gangrène de l’intérieur ! Mais dans votre réflexion paranoïaque, vous avez omis un détail capital ! Je n’ai jamais demandé à venir sur ce domaine, c’est vous, encore une fois, qui m’y avez conduit ! Je trouve à ce propos qu’il flotte ici une fragrance assez malsaine ! Je vais vous laisser à vos petites supputations et regagner mes pénates ! Je garde malgré tout cette frusque en souvenir, adieu !
DOHKO tourna les talons et prit le chemin de la maison du VERSEAU.
- Attends un instant, cria ATHENA.
- Ne me dites pas qu’en plus, je suis votre prisonnier ! Cela risquerait de m’énerver !
- Non, tu es libre de partir si tu le désires. Mais n’as-tu jamais songé que ton passé devait être également lié aux SAINTS ? Nous serions peut être à même de t’aider à recouvrer la mémoire !
Les sourcils du POPE, sous son masque, se relevèrent de façon interrogative.
- Merci, mais non merci ! J’ai choisi de me tourner vers l’avenir et de ne jamais plus regarder en arrière ! Inutile de me raccompagner, je trouverai tout seul la sortie !
Ainsi se termina cette entrevue. Le SAINT d’or recoiffa sommairement sa tignasse et s’exclama :
- Je crois que nous l’avons contrarié ! Je vous avais dit que ce n’était pas une bonne idée !
- Epargne-nous ce genre de commentaire, grommela le grand POPE. Princesse, que pensez-vous de cet individu ?
- Il est effrayé…
- Effrayé !? S’étonna NIEMAND. Par vous ?
- Non, il ne s’agit pas de cela. Il est très courageux, au contraire. A aucun moment je ne l’ai vu détourner le regard. Non, c’est au sujet de sa mémoire. S’il refuse aussi catégoriquement d’y faire appel, c’est qu’inconsciemment elle lui fait peur ! Sans doute a-t-il connu une expérience si traumatisante que son esprit aura choisi de se vider pour éviter de sombrer dans la folie !
- Et qu’est-ce qui pourrait terroriser un homme de cette trempe, s’enquit le SAINT des POISSONS.
- Je l’ignore ! Mais ce quelque chose doit être terrible, bien au-delà de toute imagination !
- Si je suis paranoïaque, coupa le POPE. Vous, altesse, êtes encore trop candide. Ne réfutez pas trop vite l’hypothèse du coup monté !
- De tout façon, ça ne change rien ! Il est déjà loin à présent et…
Surprenant le SAINT, une forme humaine se dressa sans un murmure entre les convives. Ce silencieux protagoniste était équipé, lui aussi, d’une armure d’or mais d’aspect plus rectiligne. En avance sur son temps, il portait les cheveux courts et colorés d’un blanc peroxydé. A moins que ce ne soit leur teinte naturelle.
Ses yeux, deux billes de jade piquées d’une nuance d’ébène, s’étiraient langoureusement en une expression de mystère typiquement orientale. Une fine cicatrice, presque invisible, lui divisait le sourcil droit. Détail insolite pour un guerrier de ce statut, il n’avait pas de cape d’appart. Probablement pour ne pas être gêné dans ses mouvements.
- Je déteste quand il fait ça, râla NIEMAND. Si j’avais le cœur moins bien accroché, il y a belle lurette que j’aurais eu une crise cardiaque !
- GANYMEDE du VERSEAU, annonça le SAINT en s’agenouillant rapidement. Pour vous servir !
- Relève-toi, lui intima ATHENA, lasse de ces vicissitudes protocolaires. Quelles sont les nouvelles de l’île d’ ANDROMEDE ?
- Tout va bien ! Nos insaisissables ravisseurs d’armures semblent ne pas vouloir de celles de l’île ! Conformément à vos ordres, nous les avons rapatrié, tout comme les occupants du camp d’entraînement !
- Voilà enfin un rapport rassurant, concéda le grand POPE. Mais j’ai l’intuition que ton récit n’est pas fini, n’est-ce pas ?
- En effet… Sur le chemin du Sanctuaire, un courrier du village HYPOLITTE est venu à ma rencontre, porteur d’un message improbable ! Ce matin, un habitant aurait retrouvé les sépultures des princesses éventrées ! Mais il ne s’agirait pas d’une profanation, car tout porte à croire que les tombes ont été ouvertes de l’intérieur !
- Excusez mon manque de culture générale, se permit NIEMAND. Mais qui sont les princesses dont tu parles ?
- Les princesses AMAZONES, répondit le POPE. Celles qui jadis mirent cette contrée à feu et à sang…

10)INVASION FURTIVE

L’horloge pyrique indiquait à présent l’heure du SAGITTAIRE. Mais c’était du temple de la BALANCE que DOHKO, naviguant encore à contre-courant s’approchait à grands pas. Son humeur, d’abord colérique, c’était à présent transformait en un profond sentiment de doute.
- Et si elle avait raison, songea-t-il. Si la clé de l’énigme se trouvait ici ! Cela…
Des images de ses cauchemars lui revinrent en tête, véritable florilège de scènes de violence et de rage. Amer, il conclut encore une fois qu’un tel passé ne valait pas la peine d’être exhumé. Résolu, il entra dans la demeure de la BALANCE, bien décidé à quitter cet endroit le plus tôt possible.
Il ne remarqua pas que, loin derrière lui, cinq silhouettes gravissaient quatre à quatre les marches séparant la maison du VERSEAU de celle des POISSONS. Dans cette bâtisse ATHENA, après un long conciliabule avec le grand POPE et les deux SAINTS, rendait enfin sa décision :
- Nos forces sont, à l’heure actuelle, trop diminuées ! Notre priorité est avant tout d’assurer la garde du sanctuaire ! Aussi devons-nous attendre le retour de vos compagnons d’armes ! A ce moment-là, tu pourras partir enquêter sur place !
GANYMEDE, à qui cette remarque était adressée, acquiesça. Le rapide va-et-vient de son talon droit indiquait, toutefois, qu’il bouillait d’impatience contenue.
- Bon, clarifia le POPE. Il est plus que temps que chacun retourne à ses fonctions ! Altesse, permettez que je vous ouvre la marche !
Le régent et sa souveraine gagnèrent la sortie du temple. Le SAINT du VERSEAU salua son comparse et se retira. Mais brusquement, il se projeta sur la déesse en hurlant :
- Attention ! Nous sommes attaqués !!
Bousculant la jeune fille, il dévia de leur trajectoire quatre boules de feu fonçant sur elle. D’autres projectiles infernaux, dans une folle sarabande, pilonnèrent les murs et colonnes du temple sacré. NIEMAND, en bouclier humain protégeant sa déesse, gronda :
- Ma demeure n’est pas un terrain d’essai pour feux d’artifices ! Qui que vous soyez, je vous conseille de stopper immédiatement ces enfantillages !
- Comme il te plaira, répondit une voluptueuse voix féminine. KHAMSIN, ne gaspille pas inutilement ton énergie, nous sommes découvertes !
Cinq formes humaines jaillirent littéralement des contreforts du temple. Ce petit bataillon se composait uniquement de femmes toutes plus belles les unes que les autres. GANYMEDE, effaré, se remémora les légendes ayant bercé son enfance et s’écria :
- Les… Les princesses AMAZONES !!
- En chair et en os, rétorqua celle qui, d’après sa position centrale au sein du groupe, devait diriger les opérations. Je me nomme…
- SAPHO de la GOULE, l’interrompit le SAINT du VERSEAU. Et vous êtes respectivement LILITH des LEMURES, ASMODEE de la VEUVE NOIRE, EVORA de la BICHE D’AIRAIN et KHAMSIN de la CHIMERE !
SAPHO et ses compagnes échangèrent des regards circonspects. La dénommée ASMODEE s’exclama :
- Ravie de voir que l’histoire n’a pas oublié qui nous étions !
- Comment pouvez-vous… ?
- Etre en vie, compléta SAPHO. Question pertinente mais ô combien inutile ! Il n’est qu’un seul être, sur cette terre maudite, capable de ressusciter les morts ! C’est le souverain noir ! Celui dont le royaume n’est que peine et désolation !
- Évidemment, intervint le POPE. Nous nous doutions bien que c’était LUI qui vous avez ramener des limbes ! Mais il ne l’a assurément pas fait sans contrepartie ! De quelle tâche vous a-t-il investi ?
- Autrefois, nous luttions contre les mêmes ennemis ! Nous avons donc trouvé naturellement un arrangement satisfaisant ! Il nous a libéré à condition que nous lui amenions cinq personnes de haute valeur pour prendre notre place ! Malheureusement, votre garde d’élite semble avoir déserté les lieux ! Nous qui pensions faire bonne chasse ici, avons dû nous contenter d’un seul gibier de potence, pour l’instant !
- CALAHËL, s’écria ATHENA. Qu’avez-vous fait de lui ?
- N’ayez crainte ! Vous allez très vite le savoir ! En garde !!!
Le grand POPE, voyant la situation lui échapper, parla télépathiquement à NIEMAND :
- Conduis ATHENA en lieu sûr ! Nous nous chargerons de ralentir ces tigresses !
- Vous n’y pensez pas ! Je n’ai pas l’habitude de m’enfuir et…
- C’est un ordre ! Obéis !!
- Bien, mais je reviendrai vous prêtez main forte…
Le SAINT des POISSONS, jouant la carte de la diversion, créa une brume aussi épaisse que salvatrice. Dans la confusion générale qui s’ensuivit, l’écho furtif de nombreux bruits de pas parvint aux oreilles du POPE. Après une minute de parfaite immobilité, il dissipa la brume d’un claquement de doigt. Comme il l’imaginait, la totalité des protagonistes avait quitté la scène. A l’exception d’une AMAZONE, qui s’était décidée à rester en tête-à-tête avec le haut dignitaire.

Pendant ce temps, au sommet d’une vertigineuse montagne, un nuage de brume se cramponnait désespérément à son éphémère vie. En vain, il se disloqua, dévoilant un SAINT d’or portant dans ses bras une magnifique jeune fille.
- Pardonnez cet excès de familiarité altesse, dit-il en la déposant doucement. Je ne suis pas habitué à servir de cavalier à une personne de votre rang !
- Ce n’est rien, répondit ATHENA, rougissante. Où sommes-nous ?
- A STAR HILL ! C’est ce lieu qui sert d’observatoire au grand POPE dans ses divinations.
- Je pensais que l’accès en était réservé à sa seule utilisation ! Comment as-tu pu nous y amener aussi facilement ?
- Eh bien… Vous le savez, je suis extrêmement curieux… Un soir, je m’ennuyais particulièrement, alors…
ATHENA laissa échapper un rire bon enfant, en guise de sentence. Puis, jaugeant le temple derrière-elle, elle proclama :
- Retournes-y ! Je serai en sûreté ici ! Et tâches de revenir sain et sauf, sinon je ne pourrai te réprimander pour ta curiosité !
- Entendu ! Je serai bientôt…
Un orbe enflammé vola la vedette à NIEMAND. Elle se posa sur la voûte surplombant l’entrée du temple. A l’intérieur, on devinait l’esquisse d’un corps féminin élancée.
- J’ai l’impression que nous avons été suivi, lâcha le SAINT, observateur.

Non loin de là, au pied de l’inébranlable statue d’ ATHENA, les trois AMAZONES restantes allaient commettre le plus incroyable des larcins. Sans le moindre remord, elles s’approchèrent de la titanesque effigie et sortirent le bouclier sacré de l’étreinte de la déesse de pierre. Par une alchimie difficile à expliquer en ces pages, le bouclier vit sa forme se modifier. Son diamètre ainsi que sa structure diminuèrent.
Comme dans une fable, le gigantesque bouclier de pierre devint un bouclier d’or, d’une circonférence à peine plus élevée que la moyenne. Une des princesses le sangla habilement sur son dos et, suivant ses compagnes, s’escamota sans bruit. Mais c’était sans compter sur un certain GANYMEDE qui, le plus nonchalamment du monde, leur bloqua, par sa présence, tout repli vers la salle du POPE.
- Voilà donc le véritable enjeu de votre mission, constata-t-il. Je concevais difficilement que l’empereur des morts fasse appel à vous pour une simple attaque de front ! Ce n’est, par définition, pas le meilleur terrain pour tirer le meilleur parti de vos fugitives capacités !
- Ta tête paraît aussi bien faite que bien pleine, s’amusa ASMODEE. Quel dommage qu’il faille te l’arracher du corps ! En l’art du combat, j’avoue ne pas être au fait des dernières nouveautés ! Que dirais-tu de m’aider à me mettre à niveau !
- Avec joie ! Mais ce sera à tes risques et périls !
- ASMODEE, grogna EVORA, L’AMAZONE transportant le bouclier. Ce n’est pas ce qui a été prévu ! A trois, nous ne ferions qu’une bouchée de ce pitoyable insecte ! N’espères pas que nous te laisserons l’affronter seule !
- Il est ma proie exclusive, répondit-elle sauvagement. Le sanctuaire regorge de guerriers talentueux, trouvez-vous vous-même de quoi vous distraire !
- J’en ai assez de ces initiatives personnelles, déclara LILITH, la troisième AMAZONE. EVORA partons ! Si elles tiennent toutes à perdre leur temps ici, laissons-les se débrouiller !
- Tu as raison ! Allons nous acquitter de notre part du marché !
Les deux AMAZONES concernées dévalèrent prestement les marches de la salle du grand POPE. GANYMEDE, croyant les poursuivre, fut assailli par ASMODEE. Parant vivement l’attaque, il se stabilisa d’une cabriole.
- Tu es très agile, admira-t-elle. Ce combat promet d’être passionnant !
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MessagePosté le: Mer 16 Jan - 08:53 (2008)    Sujet du message: Il était une fois au sanctuaire Répondre en citant

11)LE GUERRISSEUR MILLENAIRE

Le grand pope, en connexion mentale avec tout son domaine, perçut distinctement le rapt du bouclier sacré.
- Sacrilèges, dénonça-t-il. Vous dévoilez enfin vos réelles intentions !
SAPHO, l’œil torve, ne répondit pas. De sa belle démarche chaloupée, elle approcha son corps sculptural de celui de l’intendant du sanctuaire. Elle était somptueuse et désirable avec son affolante chevelure ambrée, ses lèvres charnues naturellement rouge et son regard de braise. Son armure, au design épuré, avait la texture et l’éclat du rubis et s’harmonisait parfaitement avec son justaucorps sombre. De but en blanc, elle gifla le POPE, fendillant son masque.
- Voilà ce que j’appelle vraiment un sacrilège, dit-elle. C’est très défoulant !
- La mort n’a pas réussi à adoucir ton caractère, dirait-on. Mais elle t’auras au moins fait subir une évolution ! Jadis, tu n’aurais plié sous le joug de personne ! Si j’ai bonne souvenance, ta devise d’alors était « ni dieu, ni maître » !
- La faim justifie les moyens et amène parfois à ce genre de concessions ! En tout cas, je dois reconnaître que vous possédez une mémoire astronomique ! C’est d’autant plus surprenant quand on pense à toutes les générations que vous avez vu naître et avez bercé de vos inepties ! Dites-moi, quel âge avez-vous exactement ?
- J’ai perdu le compte des années il y a déjà fort longtemps ! Mais certains pensent que comme le vin, je me bonifie avec les siècles !
- Jolie formule ! Je l’inscrirai en guise d’épitaphe sur votre tombe ! J’y ajouterai peut être quelques vers, comme poussière tu étais, poussière tu es redevenu !
- Je m’insurge contre cette affligeante banalité ! Admettons que…
L’arrivée des deux AMAZONES cambrioleuses stoppa ce stupéfiant dialogue. EVORA, pour le principe, demanda à SAPHO :
- Nous avons le bouclier ! Quelles sont tes instructions !
- Le plan est inchangé ! Amenez-le au point de rendez-vous !
- Je suppose que tu te passeras de notre concours pour vaincre cette relique ?
- Juste supposition ! Hâtez-vous de partir ! J’imagine notre commanditaire très strict sur les délais !
EVORA et LILITH laissèrent leur leader assumer seule les conséquences de ses choix. Le POPE, pragmatique, avoua :
- Elles n’iront pas loin ! Trois SAINTS se rapprochent actuellement du sanctuaire ! Immanquablement, ils finiront par croiser leur route !
- Qu’importe tous vos pantins d’or ou d’argent ! Vous êtes bien placé pour savoir que, quoi qu’il advienne, elles se battront jusqu’à leur dernier souffle ! Trèves de bavardage, battons-nous ! DARKNESS QUEEN REVERENCE !!!
L’aura de SAPHO muta en une créature ailée grossièrement féminine. Cette hideuse apparition taillada de ses griffes le thorax du POPE, dans un geste relativement élégant.
- Tu… Tu ne lésines pas sur les moyens, gémit-il.
- J’ai eu des siècles pour fignoler les préparatifs de ma vengeance ! L’enfer m’est apparu moins cruel lorsque je pensais aux sévices que j’allais vous faire endurer !
- C’est une véritable haine séculaire !
- Tout à fait ! Comment pourrait-il en être autrement, vous avez réduit à néant tout ce que j’avais bâti si durement ! Mes sœurs ont été perverties par votre idéologie décadente !
- Tes sœurs n’ont pas eu besoin de moi pour s’apercevoir qu’elles étaient dans le faux ! La plupart avaient déjà rejoint nos rangs avant même la fin de cette guerre stérile ! Seul une poignée d’irréductibles, pétries de fanatisme, subsista au fil des ans ! Tes doctrines survivent encore aujourd’hui, forgeant des guerrières à ton image, assoiffées de haine et de vengeance !
- Qui vous donne le droit de parler ainsi ! Vous n’avez jamais rien compris à nos idéaux !
- Nous combattions pour la même cause ! C’est la barbarie de vos méthodes qui nous a fait nous poser en rivaux ! Sous couvert d’un esprit de revanche envers les horreurs de cette terre, vous avez fait couler plus de sang que la plupart de vos ennemis !
- Ca suffit ! Vous allez ravaler vos insultes ! DARKNESS QUEEN INVITATION !!!
La créature, reconnu comme étant une goule, se matérialisa. D’un simple revers de la main, elle décolla le POPE du sol.
- Que diriez-vous d’une petite valse, questionna la princesse. DARKNESS QUEEN BLOOD DANCE !!!
La goule, obéissant au doigt et à l’œil à SAPHO, déchiqueta en rythme le corps de son opposant. Puis elle le relâcha, comme un enfant jette un jouet brisé.
- Vieillard sénile, ricana l’AMAZONE. Vous voilà enfin à l’orée d’une mort si longtemps repoussée ! Mais j’aurais cru qu’un vieil épouvantail tel que vous, aurait au moins opposé un peu de résistance en guise de baroud d’honneur !
- La… La fonction de POPE ne fait pas de moi un foudre de guerre… Mais un guide spirituel… Je dois t’avouer que je n’ai jamais été très porté sur l’art… du combat…
- Quelle hérésie ! Le maître absolu du sanctuaire n’est en fin de compte qu’un imposteur ! Mieux, un lâche incapable de se défendre par ses propres moyens ! Quel dommage que vos chers SAINTS ne soient pas là pour constater à quel point vous les avez dupé !
- Où… Où vas-tu ?
- Retrouver ATHENA ! J’espère qu’elle m’offrira un spectacle plus distrayant que celui-ci !
- Attends… Nous n’en avons pas encore fini !
Le POPE, courageusement, se releva. Sa toge fripée et déchirée ne parvenait pas à lui ôter sa prestance. Pas plus que les blessures écarlate sillonnant sa chair.
- Il est un peu tard pour essayer de faire honneur à votre sacerdoce ! Dire que j’ai rêvé de vous voir mourir à petit feu… Vous ne méritez pas de mourir de ma main, adieu !
- Je ne suis pas encore vaincu ! Brûle mon cosmos !!
Le grand POPE rayonna d’une lueur couleur émeraude. SAPHO, fascinée, le regarda par simple application de sa paume guérir une à une chacune de ses plaies.
- Prodigieux, dit-elle. Votre cosmos, en s’enflammant, est donc capable de cautériser n’importe quelle blessure ?
- C’est un peu plus compliqué que cela. Disons que j’accélère la cicatrisation en augmentant les pouvoirs régénérateurs de la partie touchée, expliqua avec un léger accent de fierté le souverain.
- Je comprends maintenant pourquoi on vous surnommait l’homme aux mille remèdes !
- Qu’importe les noms, guérisseur, chaman, docteur ou même grand POPE, ainsi en a toujours été ma profession de foi ! Mon pouvoir ne servira jamais à tuer mais à soigner !
- Est-ce de la noblesse ou de la faiblesse que j’entends dans ce discours ! Plutôt que de gâcher votre cosmos, vous auriez du vous en servir pour vaincre la source des maux de l’humanité ! Les dieux, qui continuent à considérer les mortels comme de simple soldats de plomb dans leurs luttes grotesques !
- Exterminer les dieux un par un ne changerait rien au problème ! Ils ne vivent que par ceux qui croient en eux ! Le véritable salut viendra de l’unification de la race humaine ! Et seule ATHENA peut la fédérer entièrement !
- C’est de l’utopie de bas étage ! Je le répète, je n’ai ni dieu ni maître ! Si vous voulez périr en martyr, cela vous regarde ! Adieu, triste sire ! DARKNESS QUEEN MARK !!!
La goule, aussitôt revenue, fonça gueule en avant sur le précepteur d’ ATHENA. Mais, sans raison apparente, sa tête se désolidarisa de son corps et bascula, sans l’effleurer, par-dessus le vieil homme. L’AMAZONE, sidérée, ressenti une violente douleur perforée son être. Elle constata avec horreur qu’un rayon laser, projeté par l’index de son ennemi, lui traversait dorénavant l’épaule gauche.
- Que-ce… Que-ce que c’est que ça ?
- C’est une technique que j’ai tout bonnement nommé DISSECTION ! Ce faisceau lumineux peut découper avec précision n’importe quelle matière ! Au moindre geste, je te sectionne le bras comme j’ai démembré cette monstruosité générée par ton cosmos !
- Je constate avec bonheur que vos lubies pacifistes ne sont que mensonges ! En vous, l’âme d’un conquérant sommeille ! A trop côtoyer les dieux, ils finissent par déteindre sur vous, ne l’oubliez jamais ! Le poste de grand POPE ne sera pas toujours votre ! Un jour viendra où un homme, en vous remplaçant, s’animera d’intentions despotiques ! Voilà ce qu’il advient d’un pouvoir trop grand confié à de simples mortels, il conduit à la tyrannie !
- Tu te trompes, l’avenir…
- L’avenir ne fera que répéter les erreurs du passé, vociféra SAPHO. Les dieux s’entredéchirent depuis la nuit des temps ! Les humains feront toujours de même, c’est un cycle sans fin ! Notre mouvement n’aura été qu’une vaguelette d’indépendance dans un océan d’esclavage ! Mettons une fois pour toutes un terme à cet affrontement ! DARKNESS QUEEN MARK !!!!
- Ne fais pas ça… Non !!!

12) FLAMME DE VIE

Au mont étoilé, NIEMAND, contemplatif, se réjouissait d’avoir été traqué par une aussi jolie chasseresse. Jugez plutôt, elle possédait une peau hâlée, dénuée de toute imperfections et des yeux en amande, couleur acajou, qui lui donnait une expression délicieusement mutine. Un serre-tête, incrusté d’une gemme violette, comprimait sa chevelure hérissée de mèches rebelles. Avec son corps svelte et gracile, elle avait l’allure d’une femme enfant, à qui l’on aurait confié une armure de guerre par inadvertance.
- Si les AMAZONES sont aussi dangereuses que jolies, nous avons vraiment du souci à nous faire, énonça-t-il.
ATHENA, étonnamment, sembla fâchée par cette innocente réflexion. KHAMSIN elle, ne se fendant d’aucune parole superflue, envoya une boule de feu en guise de coup de semonce.
- Tu ne devrais pas jouer à ça, déclara-t-il en détruisant la sphère enflammée de sa main. Tu finiras par te brûler !
- Je suis KHAMSIN de la CHIMERE ! Aujourd’hui, je remplace l’ange de mort dans sa froide besogne !
- Nous n’y perdons pas au change ! Je suis NIEMAND des POISSONS ! Certains érudits me définissent comme un fléau divin…
- Tes références ne m’intéressent pas ! Pas plus que toi d’ailleurs ! Fuis si tu tiens à la vie, c’est d’elle dont j’ai besoin !
- Et que lui veux-tu ? demanda le SAINT, diplomatique.
- Une vie pour une vie, rétorqua lugubrement la princesse AMAZONE.
- Je ne connais pas encore personnellement le seigneur des enfers ! Mais les dieux sont généralement assez réticents à tenir les promesses contactées à l’égard d’humbles mortels !
NIEMAND, réalisant qua sa langue avait fourchée, se retourna vers ATHENA et dit :
- A part vous bien sûr ! Heu… bref ! Pour t’en prendre à la déesse, il te faudra auparavant me passer sur le corps !
- Aucune importance, BLACK FIREBALL !!!
Le SAINT, submergé par une myriade d’orbes flamboyante, disparut sous un brasier incandescent.
- NIEMAND, hurla ATHENA, désemparé.
- Je l’avais prévenu, mais il n’a rien voulu entendre ! Que…
Le profil d’aigle de NIEMAND se forma en ombre Chinoise au cœur de la fournaise. Celle-ci s’écarta pour le laisser sortir indemne, sans même un poil roussi.
- Charmante attaque, commenta-t-il. Un peu désuète toutefois ! Après tout, ce n’est qu’une variation du mythique feu grégeois ! Ces flammèches réputées pour brûler même à la surface de l’onde et ne s’éteignant jamais !
- Fais-nous grâce de tes leçons d’histoire ! BLACK FIREBALL !!!
- Tu te fatigues inutilement ! MIST MOSAIC !!!!
Un brouillard « londonien » captura les sphères de flamme et les fit disparaître comme par enchantement.
- C’est… C’est impossible !!
- Il paraît qu’une même technique ne fonctionne jamais deux fois sur un SAINT ! Qu’en penses-tu ?
L’AMAZONE, profitant de la brume, fondit telle un oiseau de proie sur son adversaire. Visant sa nuque, elle tenta de le frapper du plat de la main mais il l’arrêta en la saisissant au poignet.
- Pour qui te bats-tu, l’interrogea-t-il à brûle-pourpoint.
- Quoi !?
- Cesse de me prendre pour un demeuré ! Quelles sont les raisons profondes qui te poussent à vouloir à tout prix tuer ATHENA ?
- Elles ne te regardent pas ! Yah !!
De sa main libre, KHAMSIN frappa l’avant-bras du SAINT pour lui faire desserrer son emprise. Mais il tint bon et continua ainsi :
- A l’instant, tu parlais d’une vie pour une vie ! J’en conclus donc que tu as planifié de réclamer une récompense au souverain des enfers contre la dépouille de son altesse ! Mais tu n’agis pas pour toi, mais pour une personne qui t’est chère ! Je te le répète une dernière fois, pour qui te bats-tu ?!
- Puisque tu tiens tant à le savoir… Je fais tout ceci pour ma jeune sœur !
Le SAINT relâcha son étreinte, laissant l’AMAZONE conter son histoire :
- Nous n’étions que des enfants à la mort de nos parents. Quelle chance de survie pouvait avoir deux fillettes, en ces temps troublés ? Aucune malheureusement ! Pendant des mois, nous avons vagabondé à la recherche d’un hypothétique nouveau foyer, mendiant ou volant notre nourriture. Mais aucune main secourable ne nous fut jamais tendue !
KHAMSIN serra les poings si fort qu’une goutte de sang perla dans sa paume.
- Ma sœur se prénommait YASMIN. Elle n’avait que sept ans quand, souffrant de malnutrition, elle m’abandonna sur cette planète ignoble. Quelque part, cela me soulagea car j’imaginais qu’elle était partie en un monde meilleur, dépourvu de souffrance. Si j’avais su à cette époque…
L’AMAZONE souffla un instant. Elle dévisagea NIEMAND d’une drôle de manière et reprit :
- Peu après, j’ai rencontré SAPHO et ses partisanes. Elles me recueillirent, me nourrir et m’apprirent à contrôler mon cosmos intérieur. Puis éclata cette guerre où, moi aussi, je rendis mon dernier souffle. Je pensais alors naïvement revoir ma sœur en une terre de paix ! Cependant, ce qui se trouve après la mort est bien plus terrible et terrifiant que ne le laisse croire les récits ! C’est une agonie perpétuelle sans aucun espoir de salut et de rédemption !
- Voici donc ton plan ! Tu veux échanger la vie de ta sœur contre celle d’ ATHENA !
- Exact ! Elle qui n’a connu que le désespoir, je veux qu’elle goûtes enfin à sa part de bonheur ! Il faut qu’elle retrouve les champs de fleurs et le doux parfum du printemps !
- HADES considère la vie humaine comme une aberration ! Jamais il n’accédera à ta requête ! Ce n’est que pure folie !!
Le nom d’ HADES, enfin prononcé, résonna sinistrement dans le temple servant au POPE à s’isoler momentanément de la vie du sanctuaire.
- Comment pourrais-tu me comprendre !? Tu n’as aucune idée de ce que je peux ressentir !!
- Qu’en sais-tu !? Qui te dit que je suis étranger au sentiment de solitude et celui, plus cruel encore, d’avoir trahi une personne aimée en ne réussissant pas à l’aider ! Tu as fait tout ce qui était en tes moyens pour sauver ta sœur ! Cesse de te reprocher sa mort !
- Tais-toi ! CHIMERA WIND !!!!
Une sensationnelle tornade de vent et de flammes fit valdinguer le valeureux NIEMAND dans le décor. Le souffle brûlant l’entraîna au bord du précipice mais il se rattrapa à la corniche in extremis.
- Le temps se gâte, marmonna-t-il. Majesté, allez-vous mettre à l’abri !!
- Pas question, rétorqua ATHENA.
- Comment !?
- Je ne vais pas me cacher quand un des miens risque sa vie pour moi ! KHAMSIN ! Si ton but est de m’anéantir, n’hésite pas ! Frappe !
L’AMAZONE, sans tergiverser, projeta une bourrasque ardente sur la déesse. NIEMAND, avant qu’elle ne la touche, agrippa sa souveraine et la sortit de cette situation plus que périlleuse.
- Ne refaites jamais ça, la gourmanda-t-il. Même si vous êtes invincible, ce n’est pas une raison pour provoquer à tout va nos adversaires ! Cela pourrait les énerver !
ATHENA ne répondit pas. L’AMAZONE, elle, fit grimper son aura brûlante à son zénith, en prévision de l’assaut finale.
Le SAINT d’or, sachant interpréter les signes avant-coureurs d’un désastre, chuchota à la déesse :
- Restez bien derrière moi ! Au moindre doute, jetez-vous à terre !
- Je vais rôtir vos misérables carcasses, hurla l’AMAZONE. CHIMERA WIND !!!!
- Jamais ! GULF STREAM WIPE OUT !!!
Toute l’énergie de NIEMAND se transforma en un serpent de brume et d’air qui pulvérisa l’AMAZONE. Ses dernières paroles, vibrant testament, parvinrent à peine aux deux résidants du sanctuaire.
- YASMIN… Pardonne-moi… J’ai échoué… Une fois… Encore…
Le SAINT des POISSONS décocha alors à ATHENA un regard empli d’une insondable amertume.
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MessagePosté le: Mer 16 Jan - 08:59 (2008)    Sujet du message: Il était une fois au sanctuaire Répondre en citant

13)POISON

ASMODEE, toujours au pied de l’imposante statue d’ATHENA, ressentit nettement le cosmos de sa compagne disparaître. GANYMEDE, avec qui elle se livrait à un duel aérien, lui permit de se recueillir quelques instants.
- KHAMSIN, songea-t-elle. Tu as fini par te brûler les ailes… Sois rassuré, je te vengerai bientôt !
ASMODEE était un cas particulier chez les AMAZONES. Démesurément grande et puissante, elle se définissait elle-même comme une parfaite machine de guerre. Plus féroce que ses consoeurs, elle était devenue, même après son trépas, une véritable légende auprès des siennes.
Pourtant, elle ne niait pas une certaine coquetterie comme le prouvait sa chevelure, courte mais coiffée avec soin, et ses lèvres teintes en noir. Couleur qui se retrouvait dans son habillement, du justaucorps jusqu'à son armure intégrale. Deux boucles d’oreilles irisées venaient, toutefois, contredire cette logique trop parfaite.
- Nous nous sommes assez échauffés, lança-t-elle. Si nous rentrions dans le vif du sujet !?
- Honneur aux dames ! Après toi !
- Quelle galanterie ! Soit, tu as déjà fait tes preuves en combat rapproché, voyons ce qu’il en est des autres disciplines ! POWER HOOK !!!
Des centaines de crochet d’énergie virevoltèrent jusqu’au SAINT d’or, qui les esquiva sans peine.
- Félicitations, applaudit l’AMAZONE. J’aurais dû me douter que le septième sens n’avait pas de secret pour toi ! Tant pis, j’aurai donc recours à des procédés plus basiques ! SPIDER JUMP !!!
D’une détente inhumaine, ASMODEE bondit sur son vis-à-vis. Singeant une toupie, elle cogna durement de sa jambe droite le front de GANYMEDE, décrochant son heaume. Puis, misant sur la surprise, elle se servit du torse de son adversaire comme point d’appui et, d’une nouvelle détente, le cloua au sol. Pour finir le numéro, l’AMAZONE, après avoir exécuté un tour complet sur elle-même pour reprendre de la vitesse, atterrit sur le torse du SAINT, achevant de l’enterrer sur place.
- Eh bien, que t’arrive-t-il, demanda-t-elle en s’époussetant. Le combat commence à peine ! Es-tu déjà fatigué !?
GANYMEDE, se remettant péniblement debout, parut éreinté par cette attaque, pourtant amoindrie par la défense sensationnelle de son armure d’or.
- Que… Que se passe-t-il !? Je…
- Tu as le teint maladif, si tu me permets ce commentaire ! Ce n’est pas prudent de te battre dans cet état ! POWER HOOK !!!
Contrairement à l’offensive précédente, tous les crochets atteignirent leur objectif. GANYMEDE percuta le socle de la statue et glissa le long de ce qui semblait être une porte habilement camouflée, donnant au cœur de l’édifice.
- Les arcanes du sanctuaire sont décidément légions, commenta la princesse en s’avançant. A ton avis, que pourrait bien renfermée une pièce située juste sous l’effigie de votre déesse ? Peut être un trésor inestimable ! En tous cas, rien qui ne puisse me captiver plus que ta petite personne !
D’un geste tendre, ASMODEE caressa la gorge du SAINT, toujours adossé à la porte mystérieuse. Ensuite, lentement, elle enfonça ses ongles acérés dans la carotide de son opposant.
- C’est l’instant que je chéris entre tous, susurra-t-elle. Le moment où ma victime réalise que son heure est venue ! L’expression de terreur qui se dessine sur son visage est irrésistiblement comique !
- Désolé, mais ce n’est pas encore aujourd’hui que j’arborerai une telle expression ! Yah !!
L’aura du SAINT connut un regain d’énergie si brutale qu’elle repoussa ASMODEE.
- Non !!! Cria celle-ci. Comment réussis-tu à dégager un tel cosmos !! A l’heure actuelle, ton système nerveux devrait être inopérant !!!
- Tu dis vrai ! Mais tes sœurs ont commis l’erreur de sous-estimer ma vigilance !
Tout en disant ceci, GANYMEDE ouvrit sa main gauche et fit tomber une poignée de pièces anciennes. De son autre main, il s’amusa à promener entre ses doigts une pièce identique.
- Celles-ci sont celles que ton amie LILITH a jeté sur nous pendant votre première attaque, sous couvert des boules de feux de KHAMSIN ! Celle-là me fut envoyée, toujours par LILITH, lors de sa fuite précipitée, afin de te faciliter la tâche ! Les bords de ces pièces sont effilées comme des rasoirs et surtout, enduites d’un poison extrêmement virulent. S’il pénètre l’organisme humain, il paralyse petit à petit le système nerveux ! Même un SAINT d’or ne pourrait en minimiser les effets !
- Je conçois que tes sens et tes réflexes soient incroyablement développés ! Mais d’où puises-tu cette parfaite connaissance à notre égard !
- Si je te le disais, tu ne me croirais probablement pas !
- Cela m’est égal ! Tu ne m’arrêteras pas aussi facilement que ces piécettes ! SPIDER JUMP !!!
- Pas si vite, SILENT DEATH !!!
L’AMAZONE fut touché par une force invisible et silencieuse. Après un vol plané magistral où elle réussit, tant bien que mal, à regagner son équilibre, elle s’écroula sanguinolente.
- Je ne puis y croire, bougonna-t-elle pour elle-même… Cette attaque… Je n’en ai en perçu… Aucun fondement…
De rage elle se releva, bien décidée à refaire basculer le match en sa faveur. Pure aberration, son adversaire s’était évaporé. Elle ne ressentit trace de son cosmos nulle part aux alentours. Tout à coup, un souffle chaud frôla sa nuque. GANYMEDE venait d’apparaître dans son dos, sans même qu’elle ne l’eut remarquer.
- Qui... Qui es-tu, bégaya-t-elle. Jadis, à la création de notre ordre, nous avons compris que notre seule force physique ne suffirait pas à nous imposer ! Voilà pourquoi nous avons mis l’accent et travaillé à l’excès notre discrétion et notre furtivité ! En ce domaine nous, AMAZONES, n’avons à rougir de personne ! Comment réussis-tu à me surprendre sur mon propre terrain ! Et pourquoi avoir joué la comédie au début de notre affrontement, en me laissant croire que tu étais diminué !
- La raison est des plus évidente, nous…
ASMODEE, sournoise, se retourna et déclencha à bout portant son POWER HOOK. GANYMEDE, à peine surpris, encaissa la première vague et grâce à son SILENT DEATH mit définitivement un terme à ce combat.
-… Je me suis voilé… La face… Gémit la princesse… Mais je dois me rendre…A l’évidence… La seule explication possible… de tes capacités… est que tu as reçu l’enseignement des… AMAZONES…
Le SAINT se retourna, sa dignité lui ordonnant de ne pas regarder ASMODEE en cet instant tragique.
- Un homme… Initié au savoir des… AMAZONES… C’est… Im.…… possible…
GANYMEDE, redécouvrant la pièce dans sa main, s’élança sans perdre de temps à la poursuite des fugitives.

14)RETOUR INATTENDU

Au bas du sanctuaire, à hauteur de la maison du BELIER, trois SAINTS d’or, paramètres imprévus, semblaient vouloir compliquer encore plus l’équation d’attaque des princesses AMAZONES.
- Que c’est-il passé ici, demanda le dénommé AUROCH.
- Une agression caractérisée, répondit SHION. Les intrus sont encore aux douze temples ! Nous devrions pouvoir les rattraper !

Deux des intruses susmentionnées, à savoir EVORA et LILITH, se trouvaient à l’heure actuelle à mi-chemin entre la maison du SAGITTAIRE et du SCORPION. Veillant de près sur leur précieux butin, elles ne se doutaient pas qu’une calamité inattendue allait bientôt s’abattre sur elles. Assise sur un rocher, le bord des marches, cette calamité avait l’apparence d’un jeune homme, vêtu d’une tunique bleue.
- Bien le bonjour mesdemoiselles, dit-il. Je me suis égaré, sauriez-vous m’indiquer le plus court chemin conduisant en Chine ?
LILITH examina cet étrange touriste et pour toute réponse lui balança un minuscule objet scintillant au visage. D’une chiquenaude, l’homme envoya une petite pierre qui, par ricochet, dévia largement l’objet de sa trajectoire.
- Une simple pièce, commenta-t-il. Arme de jet original ! Je suppose que c’est ainsi que vous avez anesthésié les gardes en faction ! Les bienheureux dorment comme des nouveaux nés !
- Les SAINTS ont un odorat de charognard, plaisanta EVORA. Ils reniflent l’odeur du sang sur des lieues à la ronde ! C’est pourquoi nous avons jugé cette solution adéquate !
- Je suis LILITH des LEMURES et mon amie se prénomme EVORA de la BICHE D’AIRAIN ! Nous sommes les princesses AMAZONES ! A qui avons-nous l’honneur ?
- Navré de cet oubli ! Je suis sans doute trop rustre pour avoir connaissance des règles de courtoisie ! Je suis DOHKO, l’homme égaré !
- J’espère pour toi que tu ne cherches pas le conflit ! Nous ne sommes vraiment pas d’humeur à cela !
- Je n’ai aucun grief contre vous ! Je serais moins catégorique le concernant !
Un oiseau doré monumental prit son essor depuis la maison Du SAGITTAIRE. Reprenant le mythe d’ICARE, il vola en droite direction du soleil avant de piquer sur les trois personnages. CALAHËL n’était autre que ce bel oiseau. Quelques mèches de sa chevelure chamarrée étaient collées à sa tempe par du sang séché. Ce qui, visiblement, le mettait de très méchante humeur.
- Toi !? Balbutia EVORA. Tu as la tête dure ! Nous n’y avons pourtant pas été de main morte !
- Effectivement ! Mais dans une bataille, il ne faut jamais omettre d’administrer le coup de grâce à ses ennemis ! Ceci afin d’éviter ce genre de mauvaise surprise !... Alors, vous êtes donc venu pour le bouclier sacré ! Posez-le gentiment à terre ou je risque de me fâcher encore plus !
Les princesses AMAZONES, prisent entre deux feux, se consultèrent rapidement et finalement :
- Sauves-toi, déclara LILITH. Je vais les retenir !
- C’est du suicide ! Ils…
- Peu m’importe de mourir à nouveau ! En satisfaisant l’empereur des enfers, nous serons récompensées au centuple !
- Entendu… A bientôt mon amie !!
EVORA prit ses magnifiques jambes à son cou. CALAHËL, ne pouvant chasser deux lièvres, apostropha DOHKO :
- Ne reste pas là à bailler aux corneilles ! Rattrapes-la ! Ce bouclier a plus de valeur que nos deux vies réunies !
- Une seconde ! Je ne suis pas sous les ordres du sanctuaire ! Vos histoires ne me concernent pas !
- En ce cas, pourquoi faire demi-tour quand les portes de la liberté s’ouvraient à toi ! Si tu tiens à nous aider, c’est le moment ou jamais !
- Je trouve que j’ai rendu bien assez de service à ATHENA ! Celui-ci sera le dernier et il se pourrait qu’il ne soit pas gratuit ! Tâches de t’en souvenir !
- Comme tu voudras, mercenaire ! Jeune fille, à nous deux !
DOHKO, pestant, poursuivit la jolie voleuse. LILITH l’observa furtivement, en faisant voltigé une pièce. Ce geste d’apparente désinvolture trahissait au contraire une profonde nervosité. Pourtant, ni l’un ni l’autre de ces états d’âme ne s’accordait avec le physique de froide beauté de l’AMAZONE. Son teint, pour commencer, était très pâle, presque livide.
Son visage ressemblait d’ailleurs à celui d’une poupée de porcelaine, ne serait-ce que par ses traits délicats mais inexpressifs et figés, et ses immenses yeux verts. Ses cheveux mauves étaient attachés par une banale queue de cheval et lissés à l’extrême sur le haut de son crâne. Son armure, classique, était fonctionnelle et ajustée à ses formes.
- En ma demeure, vous avez usé de traîtrise pour me vaincre ! Ce sont des pratiques que j’abhorre !
- Epargne-moi cette éthique guerrière ! Si notre seule voie réside en le combat, autant en finir immédiatement !
- Tout à fait ! Voyons ce que tu as dans le ventre ! DESTINY WING !!!
Les ailes d’or de l’armure de CALAHËL se déplièrent. Toute l’énergie du SAINT glissa en elles et jaillit en une phosphorescence dorée sur l’AMAZONE. Touché de plein fouet, elle dégringola sèchement une vingtaine de marches.
- Pathétique, annonça le SAINT. Tu n’es que du menu fretin !
- Nous verrons cela ! FUNERAL OFFERTORY !!!
LILITH lança une volée de piécettes à son adversaire mais par un mouvement impromptu de son aura, il les stoppa aussitôt. Dans un cliquetis agréable, elles retombèrent tranquillement sur le sol.
- Aux temps anciens, ce sont ces pièces qui étaient glissées dans les sépultures en guise d’offrande, dit CALAHËL en les piétinant allégrement. Elles servaient à s’attirer les bonnes grâces du cupide passeur du STYX ! Il est très généreux d’en faire ainsi l’obole à tes adversaires !
- N’est-ce pas ! FUNERAL OFFERTORY !!!!
L’attaque ne fut qu’une répétition de la précédente. A ceci prés qu’une pièce atteignit son but. Elle égratigna la joue du SAINT qui, très calmement, expliqua :
- Ton poison ou tes autres mixtures n’auront plus d’effet sur moi ! Le métabolisme d’un SAINT d’or n’a rien de commun avec celui d’un simple être humain ! Le septième sens nous confère une résistance aux toxines et une adaptabilité quasi immédiate ! Mon corps doit déjà avoir produit plus d’anticorps que je n’en ai réellement besoin !
- Tu es trop sûr de toi ! FUNERAL OFFERTORY !!!
Toutes les pièces jonchant le sol s’animèrent et se propulsèrent sur le SAINT, écorchant les parties non protégées de son corps. Déjouant l’habile manœuvre, CALAHËL fit exploser son cosmos et les réduisit en poussière.
- Assez plaisanté ! DESTINY WING !!!
La technique lumineuse frappa la princesse et la propulsa non loin de la maison du SCORPION. Malgré tout, une force la freina et l’empêcha de se fracasser le crâne sur l’arête saillante des marches.
- Tu es fier de cette démonstration, questionna LILITH. Il ne te reste plus qu’à me donner ton fameux coup de grâce !
CALAHËL s’approcha d’elle et lui tendit la main pour l’aider à se relever.
- Je… Je n’ai pas besoin de ta pitié ! N’essayes pas de te donner bonne conscience !
- Ce n’est pas de la pitié, mais ma façon de formuler mon respect ! Avant même l’engagement de ce combat, tu savais que tu n’avais pas la moindre chance ! Les faits sont là, le sacro-saint septième sens m’assurait un avantage total ! Pourtant tu t’es battu bec et ongle, sans te soucier de ce handicap fatal ! Je ne suis qu’un soldat bête et discipliné, mais je sais reconnaître le vrai courage quand je le rencontre !
- Comment !?
- Ecoute… HADES a certainement dû vous laisser un temps limité pour accomplir cette mission ! Tes minutes sont comptées, quoi qu’il arrive ! Ne les dilapide pas inutilement…
LILITH hésita et finalement accepta l’offre du SAINT. Elle lui tendit timidement la main en retour. Pensant s’en saisir, CALAHËL ne palpa qu’une étrange fumée. Inéluctablement, tout le corps de LILITH se transforma de la même manière.
- Merci… Murmura-t-elle en souriant pour la première et dernière fois. Mais il est déjà trop tard…
CALAHËL, écoeuré, maudit à pleine voix HADES qui, de sa tanière, se divertissait de ce spectacle morbide.
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MessagePosté le: Mer 16 Jan - 09:02 (2008)    Sujet du message: Il était une fois au sanctuaire Répondre en citant

15)L’ARMURE DE JUSTICE

Peu avant cet événement tragique, GANYMEDE pénétrait à nouveau dans le temple des POISSONS. Inquiet pour le POPE, il se hâta d’aller à sa rencontre. Malheureusement, ce fut une SAPHO épuisée qui l’accueillit.
- Tu arrives un peu tard, dit-elle. Ton seigneur et maître n’est plus que charpie !
Ne percevant pas le cosmos de son dirigeant, le SAINT ne put que se plier aux allégations de la princesse AMAZONE. Il s’était résolu à lui faire expier ce crime impie quand elle s’écroula. Délire de mourante, elle finit sa seconde vie en déclamant les serments inflexibles qu’elle avait elle-même crée.
- GAN… GANYMEDE…
Ce faible murmure emplit le SAINT de joie. Le POPE gisait à proximité de SAPHO, bien décidé à ne pas laisser de sitôt son poste vaquant.
- GRAND POPE !! Ne bougez pas, je vais vous soigner !
- Ne t’inquiètes pas… J’ai côtoyé si souvent la mort… Qu’elle a finit par ne plus se déranger pour… Ma personne… Va récupérer… le bouclier sacré…
- Inutile ! LAWRENCE et les autres sont revenus ! La victoire nous acquise à moins que…
- Qu’est ce qui te trouble… Mon jeune ami… ?
- L’homme ayant affronté NIEMAND est encore au sanctuaire ! Je pressens son cosmos ! Qui est-il exactement ?
- Un ami… Ou tout du moins, je l’espère…

Selon la croyance populaire, DOHKO, de qui parlait ce dialogue, aurait dû entendre siffler à ses oreilles. Rien de tel ne se produisit pourtant quand, après une course poursuite haletante, il rejoint EVORA sur le perron de la maison de la BALANCE.
- C’est terminé, déclara-t-il. Trois SAINTS d’or s’approchent de nous à grandes enjambées ! Je te conseille de te rendre et de parlementer avec eux !
EVORA, l’air ailleurs, défit son lourd fardeau et se massa tranquillement les épaules. Des cinq AMAZONES, elle était la plus courte vêtue avec son décolleté échancré et sa légère jupette, qui laissait deviner un galbe magnifique des hanches.
Son armure se résumait à deux cuissardes, finement ciselées, deux gantelets travaillés à l’identique et un bustier qui la mettait assurément bien en valeur. Cette nymphette accomplie possédait, de surcroît, une épaisse chevelure brune, dont deux mèches asymétriques jouaient avec l’ovale parfait de son visage. Elle s’adressa à DOHKO de sa voix sucrée :
- Tu ne fais pas partie de l’armée du sanctuaire, n’est-ce pas ?
- C’est exact ! Mon seul mérite est de me retrouver constamment au mauvais endroit au mauvais moment !
- Tu ne sais donc pas ce qu’est la babiole que je transporte !?
- J’ai cru comprendre qu’il s’agissait du bouclier d’ ATHENA ! Beaucoup de monde cherchant à mettre la main dessus, je suppose qu’il doit être d’une très grande valeur !
- La vérité est bien au-delà de toute imagination ! C’est le bouclier de la justice, la légende dit qu’il a le pouvoir de repousser n’importe qu’elle attaque ! Sans distinction de critères tels que « le bien ou le mal » ! C’est l’arme de défense absolue !!
- Je suis très content de le savoir ! Mais… Que fais-tu !?
L’AMAZONE, dissimulée derrière le bouclier, fonça sur l’homme de ROZAN. Il évita de justesse ce véritable bélier humain.
- Ca suffit, hurla-t-il. Je ne tiens pas à me bagarrer avec toi ! Attends donc les SAINTS d’or, je suis certain qu’ils t’aideront à dépenser ton surplus d’énergie !
- Désolé mon mignon ! Mais pour le moment, c’est avec toi que je vais m’amuser ! Comprends-moi, j’aurai bientôt à affronter trois des plus puissants guerriers de ce domaine ! Je veux juste m’assurer de la véracité des rumeurs courant sur ce bouclier !
- De mieux en mieux ! Après le statut de sujet d’étude, je passe à celui de sacrifié ! J’aimerais qu’au moins une fois on me demande mon avis !
L’AMAZONE, taquine, repartit à l’assaut. Elle se jeta de tout son poids sur DOHKO et, d’un revers, le toucha sévèrement au visage.
- Tu l’auras voulu, cria-t-il. COLERE DU DRAGON !!!
Comme de coutume, un dragon chimérique jaillit littéralement du poing du futur vieux maître. EVORA, ravie, jugea l’occasion opportune de tester sa nouvelle acquisition. Le bouclier, enfin sollicité, absorba l’essence de l’attaque et la recracha, amplifiée, sur son créateur.
- Fantastique, s’émerveilla la princesse. Je n’ai pas même senti le moindre frémissement ! Le bouclier n’a agit que comme un miroir réfléchissant !
DOHKO, se remettant debout, ne partagea pas la joie de l’AMAZONE. Supputant qu’elle ne ferait que peu de cas de sa vie, il se dit qu’il devrait réagir au plus tôt.
- Il faut lui arracher ce bouclier des mains, planifia-t-il. Le danger vient de lui, plus que d’elle !
Joignant le geste à la pensée, DOHKO se précipita sur EVORA. Se calfeutrant derrière son inébranlable protection, elle ne compris que trop tard l’enjeu de cette manœuvre. L’ermite des cinq pics, curieusement, déclencha sa technique au dessus de son opposante, en pleine visée du temple de la BALANCE. Une chape de marbre, surplombant la sortie du temple, et accessoirement les belligérants, se décrocha dangereusement. Réflexe malheureux, la princesse se protégea de cette menace en plaçant le bouclier au dessus de sa chère personne. C’est alors que DOHKO lui décocha un somptueux coup de pied fouetté au visage. Cependant, la plaque de marbre écrasa l’AMAZONE avant qu’il ne s’empare du bouclier.
- Pardonnes-moi, s’excusa-t-il en contemplant les décombres. Mais c’était toi ou moi ! Mais…
Pulvérisant les débris, le bouclier susnommé décolla du sol et faucha, sans prévenir, DOHKO. Comme un boomerang, il décrivit un arc de cercle et revint à son point d’origine. EVORA, couverte de plaies et d’ecchymoses, le rattrapa au vol et, à bout de souffle, triompha :
- Pensais-tu t’être déjà débarrassé de moi !? Grossière erreur, je ne mourrai pas avant te t’avoir fait découvrir man attaque fétiche !!
DOHKO, à terre, analysa rapidement la situation. Autant qu’il pouvait en juger, le bouclier, lors du choc, lui avait brisé le bras gauche et quelques côtes. Paradoxalement, ce n’était pas cher payer compte tenu de la violence réelle de l’impact. Le problème était que son organisme, trop occupé à soigner les dégâts inhérents à ses fractures, ne pourrait plus lui fournir suffisamment d’énergie pour combattre au maximum de ses possibilités. Par fierté, l’homme de ROZAN se remit debout, non sans mal, et admit que seule la défaite l’attendait.
- Toujours au mauvais endroit au mauvais moment, plaisanta-t-il. Cette fois, c’est la fin !
Sans rapport aucun, une image se forma en son subconscient. Il se revit gamin, courrant après deux enfants plus âgés que lui. A l’horizon, une maison se dessinait. C’était une simple masure de paysans mais, sous le soleil couchant, elle paraissait irradiée de mille feux. Devant la maison attendait un couple, souriant paisiblement. DOHKO reconnut la femme, c’était elle qui hantait ses cauchemars. Cette réminiscence se brouilla et s’effaça de son esprit, le laissant déconnecté de toute réalité.
- Tu n’es plus très loquace, observa EVORA. Ne m’en veux pas de ne pas poursuivre cette agréable entrevue ! Les trouble-fêtes arrivent ! Je dois en finir ! ENDLESS GALOPP !!!!
DOHKO, se ressaisissant un peu tard, n’eut plus de possibilité d’esquive. Se voyant déjà mort, il fut ô combien surpris que son corps s’enveloppe d’une lueur doré. Devant lui, une armure d’or venait de stopper l’offensive de l’AMAZONE. Dépassé par les événements, il ne résista pas lorsque l’armure se décomposa et se greffa à lui. Parcouru d’une énergie nouvelle, il dévisagea EVORA qui était aussi incrédule que lui.
- Un SAINT d’or, maugréa-t-elle. Tu t’es bien moqué de moi…
DOHKO, se laissant guider, saisit une des armes stockées dans l’armure. C’était un nunchaku, dont chaque déplacement déclenchait un flot d’étoiles. A l’identique de SHUN, lors de son prochain combat au royaume sous-marin, il garda un battant du nunchaku en main et projeta l’autre sur son adversaire.
La chaîne de l’arme, par un phénomène surprenant, sembla s’allonger à l’infini. EVORA, bien entendu, se protégea derrière le bouclier, convaincue qu’elle était de sa supériorité.
De l’autre coté de la demeure, SHION et ses partisans, percevant les affres du combat s’étonnèrent :
- Vous aussi vous l’avez ressenti, demanda LAWRENCE.
- Oui, répondit le SAINT du BELIER. L’armure de la BALANCE s’est éveillée ! Il ne peut y avoir qu’une seule explication à un tel miracle !
Les SAINTS d’or pressèrent encore le pas, impatients qu’ils étaient de vérifier que leurs sens ne leur jouaient pas un tour pendable. Pendant ce temps, le duel tant attendu entre les deux objets sacrés n’avait pas eu lieu. DOHKO, donnant une impulsion à son arme, avait modifié sa trajectoire. D’une courbe, le battant du nunchaku dépassa EVORA et vint la frapper, assez traîtreusement, il faut le dire, en pleine colonne vertébrale. Foudroyée, l’AMAZONE s’écroula sans un mot.
- Le loup dans la bergerie, remarqua NIEMAND qui, avec CALAHËL, découvrait la scène.
SHION, AUROCH et LAWRENCE arrivèrent au même moment. Ils questionnèrent du regard leurs congénères. Ceux-ci, dans un synchronisme parfait, haussèrent sourcils et épaules. Le SAINT du SCORPION ramassa le bouclier de la justice et dit :
- Le destin est telle la mer, capricieux et surprenant ! Parfois, il serait de bon ton qu’il nous laisse le temps de nous y retrouver avant d’agir à nouveau…
L’armure de la BALANCE, ayant remplie son office, quitta le corps de DOHKO et se recomposa. Au mont étoilé ATHENA, confiante, scruta le ciel et se baigna dans la lueur de la lune naissante.


A suivre...
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MessagePosté le: Mar 29 Jan - 18:06 (2008)    Sujet du message: Il était une fois au sanctuaire Répondre en citant

EXCELLENT!!! J'ai beaucoup aimé le passage des colosses au village désert. Razz Chaque combat est trop cool. L'affontement entre Dohko et Evora est superbe, le bouclier d'Athéna contre la Cloth de la Balance. Cool J'adore l'attaque du Sagittaire, je l'imagine très bien et je dois dire que c'est une bonne idée de mettre plus en valeur les ailes. Smile

Les attaques du Saint des Poissons sont très classes. Surtout quand la brume se transforme en un genre de serpent. J'imagine bien toutes les scènes. Au fait, il paraît que l'ancien Saint des Poissons se nomme Albafica. Tu l'ignorais et tu as créé ton propre Saint, ou bien tu le savais et tu as changé le casting? Laughing

Tu dotes chaque personnage d'un passé intéressant qui influe sur ses actes présents : c'est génial. Ca donne à ton histoire une énorme consistance. Okay

Et puis, pour terminer, j'adore le parcours de Dohko dans cette première partie. Il se retrouve au Sanctuaire, tiens tête à Niemand et terrasse Evora. Et au début, il remet Albérich à sa place. Et finalement, la Cloth de la Balance le reconnaît comme le Saint de Libra. Razz

Cette histoire est géniale. Je ne fais pas le poids, même si j'avais pu participer au concours, je n'aurais eu aucune chance ou presque. Enfin bref. Félicitations!!

Je lirai la suite quand je pourrai.
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MessagePosté le: Mar 29 Jan - 23:20 (2008)    Sujet du message: Il était une fois au sanctuaire Répondre en citant

Content que tu apprécies mes idées.

Pour linfo, quand j'ai commencé cette fic, le lost canvas n'existait pas encore. Ceci explique donc le décalage par rapport à ce manga.
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû - 18:15 (2009)    Sujet du message: Il était une fois au sanctuaire Répondre en citant

Je viens de relire cette partie 1, pour me souvenir du début de ton histoire avant d'attaquer la suite. J'avais oublié à quel point c''était bien! Ton récit est complètement excellent. C'est un vrai plaisir à lire. A part quelques rares fautes d'orthographe ou de conjugaison, c'est un sans faute total!

Juste une chose..

Chrysos a écrit:
- La faim justifie les moyens et amène parfois à ce genre de concessions !

C'est la FIN justifie les moyens. Non?

Encore bravo pour ce brillant travail. Okay
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